Les chaînes de télévision France 4 et France Ô vont cesser d'émettre le 9 août

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France Télévisions
les chaînes publiques France 4 et France Ô, diffusées sur la TNT, devraient cesser d'émettre le 9 août. © AFP
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Les deux chaînes du groupe France Télévisions, France 4 et France Ô, diffusées sur la TNT devraient cesser d'émettre le 9 août prochain. Annoncée en juin 2018, la fin de ces deux chaînes avait suscité les craintes au sein de la filière française de l'animation et des élus d'Outre-Mer. 

Le compte à rebours est lancé: les chaînes publiques France 4 et France Ô, diffusées sur la TNT, devraient cesser d'émettre le 9 août, a indiqué vendredi leur maison mère France Télévisions, confirmant une information du Monde. La fermeture des deux chaînes à l'horizon 2020 avait été annoncée en juin 2018 par la ministre de la Culture de l'époque, Françoise Nyssen, au nom d'une accélération des investissements dans le numérique de France Télévisions. Le calendrier précis de fermeture des deux chaînes n'avait pas encore été annoncé.

Un basculement sur les plateformes numériques

Un arrêt en plein été paraissait la solution la plus plausible : cela permettra aux deux chaînes de terminer leur saison 2019-2020, sans avoir à installer de nouvelles grilles pour une saison suivante qui aurait été réduite au mieux à quelques mois.

L'arrêt de France 4, chaîne consacrée notamment à la jeunesse, et de France Ô, chaîne des Outre-mer, doit s'accompagner d'un basculement de leurs programmes sur des plateformes numériques, et d'un renforcement des programmes pour enfants et ultramarins sur les autres chaînes du groupe.

Inquiétudes en interne et en externe

Ce chantier a déjà été amorcé avec le lancement en décembre d'Okoo, nouvelle offre en ligne pour les enfants de France Télévisions, qui succède à ses anciennes marques Ludo et Zouzou, et offre de nombreuses émissions et dessins animés inédits.

L'arrêt des deux chaînes a généré des inquiétudes en interne et en externe, notamment au sein de la filière française de l'animation (France 4 diffusant de nombreux dessins animés "made in France"), qui avait plaidé en faveur d'un moratoire, et parmi les élus d'Outre-mer, qui redoutent une moins bonne visibilité de leurs territoires sur le petit écran.

Europe 1
Par Europe 1 avec AFP