Yémen : l'ONU appelle à une enquête sur l'attaque contre un bus d'enfants

, modifié à
  • A
  • A
yemen attaque bus enfants 1280
l'ONG Save The Children a condamné jeudi une "horrible attaque". © STRINGER / AFP
Partagez sur :

Jeudi, l'ONG Save the Children a également demandé une enquête indépendante après ce drame survenu dans la région de Saada. 

Au moins 29 enfants ont été tués dans une attaque ayant frappé jeudi leur bus sur un marché dans le nord du Yémen, a annoncé le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). La coalition sous commandement saoudien a affirmé avoir mené une opération militaire "légitime" dans ce secteur rebelle.

Pour la coalition, des combattants "Houthis". Un hôpital de la province de Saada soutenu par le CICR "a reçu les corps de 29 enfants âgés de moins de 15 ans et 48 blessés, dont 30 enfants", a annoncé l'organisation sur son compte Twitter, sans donner de détails sur la nature de l'attaque ayant touché le marché de Dahyan. La coalition a reconnu avoir mené une frappe aérienne qui a touché un bus mais soutient que celui-ci ne transportait pas des enfants mais des "combattants Houthis", a déclaré son porte-parole, Turki al-Maliki. La région de Saada est le fief des rebelles Houthis, combattus par la coalition dirigée par l'Arabie saoudite en soutien aux forces du président Abd Rabbo Mansour Hadi.

"Les civils continuent de payer". Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a appelé à une enquête "indépendante", tandis que Washington a demandé à la coalition dirigée par l'Arabie saoudite une investigation"approfondie". Selon l'ONG Save The Children, qui a condamné une "horrible attaque" et réclamé une enquête indépendante, les enfants ont été touchés alors qu'ils se trouvaient dans ce bus les ramenant à l'école après un pique-nique. Sur Twitter, l'organisation Médecins sans frontières (MSF) s'est dite "profondément attristée" par l'attaque de jeudi, soulignant que cette zone, où elle fournit un soutien médical, est inaccessible depuis un mois pour des raisons de sécurité. "Les civils continuent de payer le prix le plus élevé après trois ans de guerre au Yémen, des milliers d'entre eux ont été tués, blessés ou amputés", a déploré l'ONG.