Réforme des retraites : violents affrontements à Buenos Aires

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La police antiémeutes a tiré des balles en caoutchouc et du gaz lacrymogène pour contenir les manifestants.
La police antiémeutes a tiré des balles en caoutchouc et du gaz lacrymogène pour contenir les manifestants. © EITAN ABRAMOVICH / AFP
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Plusieurs centaines de casseurs ont défié les forces de l'ordre en leur jetant des pierres avant le début de la marche devant le parlement. 

L'Argentine vit des heures mouvementées. La mobilisation contre une réforme du régime des retraites que les députés argentins examinaient lundi a provoqué de violents affrontements à Buenos Aires entre la police et des manifestants.

Casseurs contre forces de l'ordre. La plupart des contestataires, rassemblés à l'appel de syndicats et de partis politiques d'opposition, ont manifesté pacifiquement, mais plusieurs centaines de casseurs ont défié les forces de l'ordre en leur jetant des pierres avant le début de la marche devant le parlement. Ces échauffourées ont duré quatre heures. La police antiémeutes a tiré des balles en caoutchouc et du gaz lacrymogène, après avoir éprouvé des difficultés à éloigner les manifestants les plus déterminés. Il y a plusieurs blessés de part et d'autre.

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De nombreux dégâts. A la tombée de la nuit, la police maintenait un cordon autour du parlement, où le débat sur la réforme, prévu pour durer huit heures, se poursuivait. Dans plusieurs quartiers de Buenos Aires, les habitants se sont mis aux fenêtres pour taper sur des casseroles en signe de protestation contre le projet de réforme. Les manifestants dispersés ont laissé derrière eux de nombreux dégâts. La place du Congrès et les rues environnantes étaient jonchées de pierres, de débris, de cartouches tirées par la police, ainsi que de parois de protection de chantiers qui avaient été arrachées et incendiées.

Jeudi déjà, la gendarmerie avait réprimé une mobilisation contre la réforme des retraites qui avait conduit le parlement à reporter à ce lundi l'examen du projet de loi du gouvernement du président de centre droit Mauricio Macri.