Présidentielle au Mali : second tour entre le sortant et le chef de l'opposition

, modifié à
  • A
  • A
Le second tour opposera le président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta (à gauche), au chef de file de l'opposition, Soumaïla Cissé (à droite).
Le second tour opposera le président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta (à gauche), au chef de file de l'opposition, Soumaïla Cissé (à droite). © Photos AFP
Partagez sur :
Le président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta, sera opposé au chef de file de l'opposition, Soumaïla Cissé, le 12 août prochain. 

Le second tour de la présidentielle au Mali opposera le 12 août le président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta, au chef de file de l'opposition, Soumaïla Cissé, a annoncé jeudi soir le ministre de l'Administration territoriale, Mohamed Ag ErlafK.

Au premier tour qui s'est tenu le 29 juillet, Ibrahim Boubacar Keïta est arrivé en tête avec 41,42% des voix, contre 17,80% pour Soumaïla Cissé, selon les résultats officiels provisoires portant sur l'ensemble des suffrages, a précisé le ministre lors d'une annonce à la télévision publique ORTM. La participation a été de 43,06%.

Des violences en marge du scrutin. Au total, les électeurs de ce vaste pays d'Afrique de l'Ouest étaient appelés à choisir entre 24 candidats lors d'un scrutin clé pour l'ensemble du Sahel, toujours confronté à la menace djihadiste malgré cinq ans d'interventions militaires internationales.

Quelque 700 bureaux de vote sur 23.000, principalement dans le nord et le centre du pays, n'ont pas pu ouvrir dimanche en raison d'incidents violents, mais le scrutin s'est "déroulé dans le calme" sur le reste du territoire, selon la mission d'observation de l'Union européenne.

Le conflit avec les djihadistes au coeur des préoccupations. La communauté internationale, présente militairement avec la force française Barkhane, qui a pris le relais de l'opération Serval déclenchée en 2013 contre les djihadistes, et avec les Casques bleus de l'ONU, attend du vainqueur une relance de l'accord de paix signé en 2015 par le camp gouvernemental et l'ex-rébellion à dominante touareg, dont l'application accumule les retards.

Malgré cet accord, les violences djihadistes ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre et le sud du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires.