"On est tristes" : Les eurodéputés britanniques s'apprêtent à quitter le Parlement européen

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Les 72 eurodéputés britanniques s'apprêtent à quitter le Parlement européen. 1:30
Les 72 eurodéputés britanniques s'apprêtent à quitter le Parlement européen. © GERARD CERLES / BELGA / AFP
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Alors que le Brexit sera effectif le 31 janvier prochain, il est temps pour les eurodéputés britanniques de faire leurs cartons. Nostalgiques ou combatifs, tous assistent cette semaine à leur dernière sessions plénière.
REPORTAGE

"On nous traite comme si on avait pitié de nous. Comme si on avait un cancer ou une maladie en phase terminale." Il faut dire que Judith Kirton-Darling a mauvaise mine. Cette eurodéputée britanniques travailliste, élue depuis six ans, s'est résignée à passer ses derniers jours au Parlement européen de Strasbourg. Comme ses 71 autres collègues du Royaume-Uni, elle assiste cette semaine à son ultime session plénière. Le Brexit sera effectif dans deux semaines, le 31 janvier à minuit. Il est donc temps pour eux de faire leurs cartons.

"On va tout faire pour soutenir la transition écologique"

"On est tristes", admet Judith Kirton-Darling. "Il va falloir du temps pour faire son deuil." En attendant leur départ définitifs, certains eurodéputés britanniques ont l'air légèrement désœuvrés. Tous ? Non, l'une d'entre eux au moins résiste dans cette atmosphère de fin d'époque. "Pour nos tous derniers jours, on va tout faire pour soutenir la transition écologique", fait valoir Molly Scott Cato, élue écologiste. "Je donne des interviews tragiques, comme celle-ci, mais il y a aussi tous ces sujets sur lesquels je veux encore peser."

En bon partisan du Brexit, Nigel Farage, lui, jubile dans les couloirs... jusqu'à un certain point. Car après vingt années au Parlement européen, même lui aura un pincement au cœur. "Les députés européens ont des chauffeurs, on les traite comme des dieux, on ouvre les portes pour eux", glisse-t-il. "Le champagne coule à flots dans les réceptions. Soyons honnêtes, il y a pire comme mode vie."

Europe 1
Par Isabelle Ory, édité par Margaux Baralon