«La vraie raison de la défaite, c'est la guerre en Iran» : J.D. Vance et Donald Trump réagissent à la vague démocrate

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[© MANDEL NGAN / AFP]

Les démocrates reprennent le Congrès aux élections de mi-mandat. Donald Trump accepte la défaite et félicite ses adversaires, tout en attribuant le revers à la guerre en Iran. La Maison-Blanche promet toutefois de ne rien céder.

La vague démocrate est confirmée aux États-Unis, alors que la plupart des résultats des élections de mi-mandat sont désormais tombés. Selon les projections, le parti d'opposition obtiendrait 62 % de la Chambre des représentants et 54 % du Sénat, un pouvoir législatif qu'il n'osait espérer jusqu'ici. La Maison-Blanche réagit à cette déroute électorale, entre bonne humeur affichée et fermeté.

Donald Trump a accepté la défaite et a voulu se montrer bon joueur, dans des déclarations aux médias américains : "J'admets que je suis un peu surpris, je pensais qu'on ferait mieux. Je pense qu'une partie de notre défaite est liée à l'Iran. Mais en même temps, les Américains comprennent l'importance de ce que j'ai fait là-bas. Ils n'étaient simplement pas prêts à assumer les conséquences à court terme de la guerre, comme la hausse du prix de l'essence. Mais félicitations aux démocrates, ils ont fait un sacré boulot."

Le vice-président J.D. Vance a lui aussi réagi : "La vraie raison de la défaite, c'est la guerre en Iran", a-t-il déclaré, un conflit que l'on sait hautement impopulaire aux États-Unis. Pour autant, pas question de se remettre en cause ni de rester dans un esprit de défaite. Il y a deux heures, la Maison-Blanche a publié une photo du président américain, les poings serrés, le regard dur, accompagnée de cette légende en grosses lettres, "message d'intérêt public, Trump est toujours votre président".

Remaniement, destitution, Hegseth sur la sellette

Un signal envoyé aux démocrates face à leur nouveau pouvoir législatif. Donald Trump ne compte pas céder un pouce de terrain, ce qui n'empêche pas une possible fébrilité au sein de l'administration. Des remplacements pourraient avoir lieu pour le reste du mandat, et des tentatives de destitution pourraient venir des démocrates. 

Sans surprise, la première personnalité qui pourrait être sur la sellette est celui qui incarne aujourd'hui le visage de la guerre en Iran, le secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth.