Incendies en Grèce : les autorités repêchent de nouveaux corps

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Des patrouilles poursuivent toujours leurs recherches en mer pour retrouver d'autres victimes.
Des patrouilles poursuivent toujours leurs recherches en mer pour retrouver d'autres victimes. © LOUISA GOULIAMAKI / AFP
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Une semaine après l'incendie meurtrier qui a touché la Grèce, il reste encore 25 personnes portées disparues. 

La police portuaire grecque a indiqué mardi avoir repêché deux nouveaux corps en mer après l'incendie du 23 juillet, ce qui, s'ils étaient identifiés comme victimes des feux, en porterait le bilan à au moins 93 personnes.

Huit corps repêchés en tout. Des patrouilles poursuivent toujours leurs recherches en mer pour retrouver éventuellement d'autres victimes, a précisé une responsable de la marine marchande. Depuis les feux "nous avons repêché huit corps, les deux derniers lundi et mardi", a-t-elle indiqué. Le premier a été retrouvé au large de Mati, la localité la plus touchée par les feux sur la côte orientale d'Athènes, et le second dans le golfe Saronique sur la côte ouest de l'Attique.

25 disparus. Samedi, les services des pompiers ont aussi chiffré le nombre des disparus à 25, mais certains d'entre eux, sinon tous, pourraient figurer parmi 28 victimes dont les corps n'ont pas encore étaient identifiés. Beaucoup d'habitants de la zone réfugiés dans l'eau pour échapper aux flammes ont indiqué avoir attendu en mer les secours pendant plusieurs heures.

Des sinistrés toujours dans le besoin. Neuf jours après l'incendie, autorités et bénévoles continuaient par ailleurs à assister les sinistrés ayant perdu proches et/ou maison. Le ministère des Infrastructures a enregistré 1.046 habitations brûlées sur un ensemble de 3.676 dans ces localités.

Pas de ratage opérationnel, selon Tsipras. Sous les critiques de l'opposition, le Premier ministre Alexis Tsipras a assumé vendredi la responsabilité politique du drame mais sans concéder de ratage opérationnel. Il s'est rendu lundi sur les lieux du désastre sans prévenir la majorité des médias. Partis et médias d'opposition ont dénoncé un passage "éclair" visant à "éviter la colère des habitants". "Si le Premier ministre avait choisi d'être accompagné des caméras, vous nous auriez accusé de faire 'un show médiatique'", a rétorqué Dimitris Tzanakopoulos, en promettant des "initiatives pour parer aux irrégularités chroniques du pays".