Incendie dans un sous-marin russe : le Kremlin gardera le secret sur la mort de 14 sous-mariniers

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L’armée russe a assuré que l'incendie qui s’est déclaré à bord de l'un de ses sous-marins a été maîtrisé. (Image d'illustration)
L’armée russe a assuré que l'incendie qui s’est déclaré à bord de l'un de ses sous-marins a été maîtrisé. (Image d'illustration) © STEPHANE MAHE / X02520 / AFP
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S'il "dispose d'une information complète" sur la tragédie, le Kremlin a annoncé mercredi que les détails sur l'incendie dans un sous-marin qui a coûté la vie à 14 personnes, "ne seront pas rendues publiques". 

Les informations détaillées sur l'incendie ayant fait 14 morts lundi dans un sous-marin de recherche de l'armée russe basé dans le Grand Nord "ne seront pas rendues publiques", a annoncé mercredi le Kremlin, invoquant le "secret d'Etat".

"Cette information ne peut être rendue totalement publique. Elle se trouve dans la catégorie du secret d'Etat", a indiqué aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, qualifiant cette décision de "parfaitement normale".
"Pour autant, l'état-major des forces armées russes dispose d'une information complète" sur la tragédie, a ajouté Dmitri Peskov. Quatorze marins, dont sept capitaines de premier rang - le grade le plus élevé des officiers navigants - ont trouvé la mort lundi soir, intoxiquées par les émanations dues à l'incendie d'un mystérieux sous-marin destiné, selon la version officielle, à l'étude des environnements marins et du fond des océans.

Un submersible "inhabituel" selon Vladimir Poutine

L'armée n'a donné que très peu de détails sur l'accident, mais le président Vladimir Poutine a confirmé qu'il s'agissait d'un submersible "inhabituel". Il a ordonné au ministre de la Défense Sergueï Choïgou de se rendre à Severomorsk, port militaire fermé de l'Arctique russe, pour "établir les causes de cette tragédie". Selon les médias russes, l'appareil en question pourrait être le sous-marin nucléaire AS-12, surnommé "Locharik", un engin secret non armé conçu pour la recherche et les opérations spéciales en grandes profondeurs.

Cet accident rappelle la tragédie du sous-marin à propulsion nucléaire Koursk, fleuron de la flotte russe du Nord, qui avait sombré lors de manœuvres en mer de Barents avec 118 hommes à bord le 12 août 2000, au début du premier mandat de Vladimir Poutine.