Dans un message, Léon XIV revient sur les «fruits» de sa visite en France et soutient l’enseignement catholique

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[AFP]

Le pape Léon XIV a soutenu l'enseignement catholique français, après l'amendement de LFI, adopté en commission des finances, prévoyant de supprimer près de 9 milliards d'euros de crédits pour l'enseignement privé dans le cadre du budget 2027. Dans ce même message, il est également revenu sur son voyage historique en France, fin septembre.

Dans un message publié ce 3 novembre 2026, le pape Léon XIV encourage les évêques français, rassemblés à Lourdes pour leur assemblée d’automne, à "réfléchir à la suite à donner aux fruits pastoraux" de sa visite en France du 25 au 28 septembre dernier. Il soutient notamment l’enseignement catholique, l’appelant à "ne pas renoncer à son projet éducatif", quelques jours après la suppression de près de 9 milliards d’euros de crédits affectés au programme de l’enseignement privé dans le projet de budget 2027.

Un peu plus d’un mois après son voyage historique à Paris, Lourdes et Metz, le pape a envoyé un message aux évêques qui se trouvent du 3 au 8 novembre dans la cité mariale des Pyrénées pour leur traditionnelle assemblée d’automne. Le message, signé le 1er novembre, jour de la fête de la Toussaint, enjoint à "réfléchir à la suite à donner aux fruits pastoraux" de sa visite en faisant écho à sa déclaration spontanée, le 25 septembre dernier, devant les jeunes rassemblés au Stade de France : "Vous êtes les saints de France".

Pour Léon XIV, l'enseignement catholique ne peut pas "renoncer à son projet éducatif centré sur le Christ"

Évoquant les saints français, Léon XIV a d’ailleurs affirmé que "la connaissance des saints d’hier et d’aujourd’hui est une force pour la vie spirituelle" et a encouragé les évêques à former leurs fidèles, en particulier ceux qui se rapprochent de l’Église, "à se familiariser avec ces amis du ciel". Il a surtout insisté, plus largement, sur la question de l’enseignement catholique, assurant que "le respect de la liberté de conscience de chacun est prometteur d’une grande fécondité pour la société et pour l’Église elle-même".

Comme il l’avait fait à Lourdes le 27 septembre dernier, le pontife a aussi affirmé que l’enseignement catholique ne pouvait pas "renoncer à son projet éducatif centré sur le Christ qui vise le développement intégral de la personne humaine dans toutes ses dimensions : spirituelle, culturelle, intellectuelle, morale et sociale". Le 29 octobre, un amendement porté par le groupe d’extrême gauche La France Insoumise supprimant près de 9 milliards d’euros de crédits affectés au programme des écoles privées dans le projet de budget 2027 a été voté par la commission des finances de l’Assemblée nationale. Si cette mesure a peu de chance d’être adoptée par l’assemblée, elle a été vivement critiquée par les représentants de l’enseignement catholique, qui prend en charge la formation de plus de 2 millions d’élèves en France.

Le pape appelle à "écouter les jeunes générations"

Le pape a assuré que la société française avait besoin de personnes formées aux valeurs chrétiennes "pour affronter les crises qui la déchirent". Dans un contexte marqué par les mouvement de protestation étudiante, il a aussi appelé à "écouter les jeunes générations, dans leur malaise également, et de les encourager à s’engager en vérité, y compris en politique, grâce à une formation solide".

Le pape a enfin invité les évêques français à poursuivre leur travail auprès "des personnes victimes de violences sexuelles et d’emprise". "Il est essentiel que la communauté des fidèles soit toujours plus un lieu où les hommes et les femmes, de tous âges, puissent trouver réconfort et guérison", a-t-il affirmé.