Charlottesville : le patron d'Apple affiche son désaccord avec Donald Trump

, modifié à
  • A
  • A
Tim Cook crédit : DREW ANGERER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP - 1280
Tim Cook a annoncé qu'Apple allait faire un don d'un million de dollars à deux organisations de défense des droits civiques © DREW ANGERER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP
Partagez sur :

"Nous sommes tous égaux", a écrit Tim Cook à ses employés pour exprimer son désaccord avec le président Donald Trump concernant les violences qui ont éclaté à Charlottesville.

Le patron d'Apple, Tim Cook, a pris position à son tour contre l'amalgame entre suprémacistes blancs et militants antiracistes établi par Donald Trump après les violences survenues au cours du week-end lors d'un rassemblement de l'extrême droite américaine à Charlottesville, en Virginie.

Pas d'équivalence entre les suprémacistes et ceux qui s'opposent à eux. "Je suis en désaccord avec le président et d'autres qui pensent qu'il y a une équivalence morale entre suprémacistes blancs et nazis et ceux qui s'opposent à eux en défendant les droits de l'homme. Mettre les deux sur le même plan va à l'encontre de nos idéaux en tant qu'Américains", a écrit Tim Cook à ses employés tard mercredi soir. Les propos du patron d'Apple sont rapportés par le site d'information sur les nouvelles technologies Recode.

Un don d'un million de dollars. Dans sa lettre, Tim Cook annonce qu'Apple va faire un don d'un million de dollars à deux organisations de défense des droits civiques, le Southern Poverty Law Center et l'Anti-Defamation League. "Quelles que soient nos idées politiques, nous devons tous être unis sur ce point : nous sommes tous égaux. En tant que société, à travers nos actions, nos produits et notre parole publique, nous ferons toujours en sorte que tout le monde soit traité sur un pied d'égalité et avec respect", explique-t-il.

Une large mobilisation des grands patrons. La lettre de Tim Cook a été envoyée quelques heures après la démission de plusieurs grands patrons qui avaient accepté de conseiller Donald Trump sur sa politique industrielle et économique, poussant le président américain à annoncer la dissolution de ces instances de consultation. Elle s'inscrit aussi dans le cadre d'une mobilisation plus large des géants de l'Internet, comme Facebook, Twitter ou Alphabet, contre les sites suprémacistes blancs ou néo-nazis et les discours de haine qu'ils diffusent.