Aux États-Unis, la campagne de Michael Bloomberg passe par Google

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Le candidat à l'investiture démocrate pour la présidentielle américaine a récemment acheté des publicités liées au climat auprès de Google. Ses propositions de campagne sur le sujet apparaissent ainsi en première ligne pour plus de 800 expressions liées à cette thématique, comme l'explique Axel de Tarlé dans sa chronique de la matinale, sur Europe 1.

Aux Etats-Unis, lorsqu'un internaute tape les expressions "climat", "réchauffement climatique" ou encore "apocalypse climatique", le premier résultat de recherche sur Google est le programme de campagne de Michael Bloomberg. Le milliardaire américain, candidat aux primaires démocrates pour la présidentielle a acheté son référencement pour plus de 800 expressions similaires. C'est un procédé habituellement utilisé par les entreprises commerciales à des fins publicitaires, comme Darty ou Boulanger pour arriver en tête des recherches sur Google pour l’électroménager, par exemple.

Parmi elles, des formules comme "le réchauffement climatique est-il un canular ?" visent plus directement les climato-sceptiques et notamment au sein de l’électorat de Donald Trump. Durant sa campagne en 2015, le président américain déclarait ne pas croire au changement climatique et le qualifie de "hoax". En janvier dernier, il ironisait à nouveau sur le sujet en tweetant : "Réchauffement climatique. Reviens vite ! on a besoin de toi", alors que la température ressentie frisait les -50°C dans la région de Chicago.

 

Rattraper son retard

Michael Bloomberg est entré en campagne tardivement. Ce référencement massif sur les sujets climatiques doit lui permettre de rattraper ce retard et de toucher un large public. Comme celui de la Californie, par exemple, un État très engagé dans la préservation du climat et qui a subi des incendies dramatiques à répétition ces derniers mois, ou encore la Floride, touchée par la montée des eaux qui menace de nombreuses habitations, et où même les élus républicains s'engagent sur le climat.

Le milliardaire aura besoin de toutes les ressources disponibles dans cette campagne express. Un sondage publié fin novembre le créditait de seulement 3% des intentions de vote.