Trop de viande rouge nuit à la santé

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En consommer chaque jour accroît de 12% le risque de mortalité, selon une étude américaine

Manger trop de viande peut nuire à la santé. Consommer une portion de viande de boeuf, de porc ou d'agneau chaque jour accroît de 12% le risque de mortalité révèle une étude américaine parue lundi dans une publication du Journal of the American Medical Association. Cette augmentation du risque s'élève à 13% pour la viande non transformée, et à 20% quand elle est transformée, précise l'étude.

"Nous avons constaté qu'une consommation régulière de viande rouge entraînait un risque élevé de mortalité par maladies cardiovasculaires et par cancer", écrivent les chercheurs, qui ont considéré comme viande rouge de boeuf, le porc et l'agneau. Le risque est encore plus important "avec la viande transformée", catégorie qui inclut notamment le bacon, les saucisses et le salami, poursuivent-ils.

Le fait de remplacer une telle portion de viande par du poisson ou de la volaille notamment entraîne une nette diminution de ce risque de mortalité, comprise entre 7% et 19% selon l'aliment de substitution, précise An Pan de la faculté de santé publique de l'Université de Harvard, dans le Massachusetts, aux Etats-Unis. Idem pour les noix, les légumes secs, les laitages allégés ou les céréales complètes.

Une source importante de protéines

Pour cette recherche, les auteurs ont analysé des données de deux études ayant porté sur 37.698 hommes et 83.644 femmes, suivis pendant plus de 20 ans.

La viande rouge reste une importante source de protéine dans l'alimentation. Mais des études précédentes avaient déjà montré que sa consommation régulière entraînait une augmentation du risque de diabète adulte et de maladies cardiovasculaires, ainsi que de certains cancers.

"Plus de 75% des 2.600 milliards de dollars de dépenses de santé annuelles aux Etats-Unis portent sur des maladies chroniques. Le fait de consommer moins de viande rouge réduirait probablement la mortalité de ces affections, abaissant de ce fait les coûts pour les traiter", souligne le Dr Dean Ornish, de l'Université de Californie à San Francisco.