Pots-de-vin : Alstom accusé

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Le groupe industriel français Alstom est accusé d'avoir versé des pots-de-vin pour décrocher des contrats dans l'Etat de Sao Paulo, a rapporté jeudi le quotidien brésilien "O Estado de Sao Paulo". Citant des documents de la police régionale, le journal indique que dix personnes sont impliquées dans cette affaire de corruption, dont deux ex-ministres de cet Etat du sud-est du Brésil, deux dirigeants de l'entreprise énergétique publique EPTE et des responsables d'Alstom.

L'entreprise française s'est refusé à tout commentaire mais a affirmé, dans un communiqué adressé à l'AFP, qu'elle "suivait un strict code éthique". En 2008, des procureurs fédéraux brésiliens et les autorités fiscales françaises et suisses avaient enquêté sur de supposés pots-de-vin versés par Alstom entre 1995 et 2003 afin de remporter les contrats pour équiper le métro. Les médias avaient à l'époque  rapporté qu'Alstom avait payé 6,8 millions de dollars pour obtenir un contrat de 45 millions de dollars pour l'extension du métro de Sao Paulo.

Selon des documents de la police fédérale, les autorités suisses avaient saisi 7,5 millions d'euros provenant de ces pots-de-vin supposés sur un compte conjoint ouvert à la banque Safdie aux noms de Jorge Fagali Neto et Jose Geraldo Villas Boas, deux fonctionnaires proches du gouvernement de Sao Paulo et du parti social-démocrate brésilien (PSDB), au pouvoir dans cet Etat.