Pistorius : et si Apple aidait la police ?

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ENQUÊTE - A quelques jours de l'ouverture du procès, les enquêteurs sud-africains cherchent toujours à déverrouiller l'iPhone de l'athlète.

L'info. Ce sont seulement quelques lettres et des chiffres, mais ils font tourner la police sud-africaine en bourrique. Les enquêteurs, chargés de l'affaire Pistorius, n'ont en effet toujours pas trouvé le mot de passe pour déverrouiller l'iPhone de l'athlète, accusé d'avoir tué sa fiancée et dont le procès doit s'ouvrir lundi prochain. Trois d'entre eux se sont donc envolés jeudi pour les Etats-Unis, direction les bureaux d'Apple. Objectif : se faire aider par les experts de la marque à la pomme pour découvrir si le smartphone cache des indices.

Le trou de mémoire. Le 14 février 2013, Oscar Pistorius est arrêté alors qu'il vient de tirer sur sa petite-amie, la mannequin Reeva Steenkamp, la blessant mortellement. Dans la maison, les enquêteurs découvrent trois smartphones. Mais l'athlète assure ne pas se souvenir du code PIN de son iPhone.

De la dance et du porno. Après plusieurs mois d'enquête, l'avocat de Pistorius transmet à la police l'identifiant et le mot de passe du compte iTunes de son client. Mais d'après les policiers, ces codes ne sont pas les bons. Ils réussissent finalement à y accéder. Mais "tout ce que le compte révèle, c'est qu'Oscar Pistorius aime les séries policières, les concertos pour violoncelle et la dance", détaille une chaîne de télévision locale. Selon un journal sud-africain, les policiers auraient également découvert que Pistorius regardait un film X ce soir-là sur son téléphone.

Des messages effacés ? Ce n'est pas vraiment ce que cherchaient les enquêteurs. La police tente en effet de savoir si Pistorius a envoyé ou reçu des messages, via iMessage ou l'application WhatsApp, ou des appels juste avant, pendant ou juste après les coups de feu. Elle essaie donc de retrouver des traces qui auraient été effacées. "Ils s'intéressent énormément à ce qui a exactement été envoyé, quels appels ont été passés et ce qui a précisément été effacé des appareils", explique une source au journal The Week.

Apple à la rescousse. Les enquêteurs pensent également que Pistorius peut avoir supprimé son compte iTunes de l'époque et en avoir créé un nouveau. C'est là que la tache se complique et que les policiers sud-africains ont besoin de l'aide des experts d'Apple. Mais pour le moment, "ils se débattent avec la paperasserie". "La police sud-africaine a besoin qu'un tribunal américain ordonne à Apple" de l'aider, explique le quotidien City Press. Le FBI a même été mis sur le coup. "Le processus s'est transformé en cauchemar logistique et bureaucratique car les lois américaines de protection de la vie privée sont beaucoup plus drastiques que celles d'Afrique du Sud", commente encore un enquêteur dans les colonnes de City Press.

Les trois policiers devraient revenir en Afrique du Sud dès dimanche, à la veille de l'ouverture du procès.

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