Égypte : le chef de l'armée veut dialoguer

La place Tahrir est un haut lieu de la contestation, dans le centre du Caire.
La place Tahrir est un haut lieu de la contestation, dans le centre du Caire. © REUTERS
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avec AFP , modifié à
Pro et anti-Morsi ont manifesté mardi, sous l'oeil de l'armée, chargée de préserver la sécurité.

L’Égypte est sous tension. Des manifestants pro et anti-Morsi ont manifesté mardi, notamment au Caire, sous la surveillance de l'armée qui est chargée d'assurer la sécurité jusqu'aux résultats du référendum controversé de samedi, qui porte sur le projet de Constitution. 

• Un barrage cède. Plusieurs centaines de manifestants sont parvenus dans le calme à franchir un barrage érigé à proximité du palais présidentiel. Les manifestants se trouvaient dans le périmètre de sécurité, à l'extérieur du complexe, gardé par des soldats et des chars de l'armée, après avoir franchi le barrage de blocs de béton et de barrières de métal. Le calme régnait et aucun accrochage n'avait lieu avec les soldats, dotés d'équipements anti-émeutes. Alors que le soir tombait sur Le Caire, la manifestation des anti-Morsi commençait à prendre forme aux abords du palais. Certains opposants brandissaient des drapeaux égyptiens.

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L'appel au dialogue. Face à la montée des tensions, le ministre de la Défense égyptien et commandant des forces armées Abdel Fattah al-Sissi a invité opposition et partisans du président islamiste Mohamed Morsi à un dialogue mercredi pour tenter de sortir de la crise actuelle, a indiqué l'agence officielle Mena.

• Des violences éclatent. Avant même le départ des défilés, des violences ont éclaté sur la place Tahrir, haut-lieu de la contestation dans le centre du Caire, où des hommes armés ont attaqué des manifestants de l'opposition qui campaient sur la place, selon l'agence Associated Press. Neuf personnes auraient été blessées.

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• Une contre-manifestation. Au même moment, débutait une manifestation en soutien au président égyptien, organisée à l'appel d'une coalition de partis et mouvements islamistes, à l'instar des Frères musulmans, dont est issu Mohamed Morsi. Ces manifestations concurrentes font craindre de nouveaux affrontements, après la mort dans la nuit de mercredi à jeudi de sept personnes lors d'accrochages entre membres des deux camps.

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