Algérie : un gazoduc pris pour cible

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avec AFP , modifié à
Deux gardes ont été tués et sept autres blessés dans une attaque islamiste contre leur campement.

C’est à la nuit tombée que les islamistes ont lancé l’attaque. Deux gardes en charge de la surveillance d'un gazoduc ont été tués et sept blessés par les assaillants sur le campement de Djebahia, dans la région de Bouira, à 125 km au sud-est d'Alger, ont indiqué lundi des habitants.

Les assaillants ont pris la fuite

Les gardes faisaient partie d'un groupe chargé d'assurer la sécurité et la surveillance du gazoduc livrant le gaz au nord de l'Algérie à partir du champ gazier de Hassi R'mel, dans le Sahara, ont-ils précisé, citant des rescapés.

Un "groupe armé islamiste", dont on ne connaît pas l’identité pour le moment, a attaqué le campement au mortier vers 21 heures. Un accrochage de près d'une heure s'en est suivi, précise le quotidien El Watan, au cours duquel deux gardes de sécurité ont trouvé la mort. Presque aussitôt, l'armée algérienne a lancé une opération de ratissage des maquis islamistes de la région pour tenter de retrouver les assaillants qui ont pris la fuite, selon les mêmes sources.

La base du principal dirigeant d'Aqmi

La région est un bastion d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et constituerait la base de son principal dirigeant, Abdelmalek Droukdel. "En comparaison avec l'attaque contre In Amenas, il s'agit d'un évènement très mineur", a souligné la source en évoquant la prise d'otages du complexe gazier. Les opérations menées par Aqmi dans le nord de l'Algérie ne sont pas d'une grande ampleur, en raison de la forte présence des forces armées, particulièrement dans les villes.

Aqmi est plus actif dans le sud, où les islamistes se livrent à la prise d'otages afin de financer leurs opérations, estiment certains observateurs. Les contacts entre Abdelmalek Droukdel - qui serait implanté dans le triangle Boumerdès-Bouira et Tizi-Ouzou - et les groupes situés à plus de 1.500 km au sud, comme celui responsable de la prise d'otrages d'In Amenas, sont très difficiles, ajoutent ces observateurs. "Les liens sont presque inexistants. La preuve en est que les hommes d'Aqmi au nord ne possèdent pas d'armes libyennes", indique une source de sécurité.

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