Deux morts dans une maison de retraite

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Le feu a pris dans la nuit dans une maison de retraite de La Rochefoucauld, près d'Angoulême.

Un feu qui a pris dans une chambre est à l'origine du drame qui a coûté la vie à deux des 81 pensionnaires de la maison de retraite Les Flots à La Rochefoucauld, près d'Angoulême en Charente, dans la nuit de jeudi à vendredi. Les deux victimes, des hommes, avaient 90 et 82 ans.

L'incendie a, par ailleurs, fait 12 blessés, tous hospitalisés à Angoulême. L'un d'eux est dans un état grave. La ministre des Solidarités Roselyne Bachelot était attendue sur place vendredi après-midi.

Une cigarette mal éteinte ?

Le feu, peut-être dû à une cigarette mal éteinte, s'est déclaré vers 2h30 dans une des chambres du rez-de-chaussée. "Les pompiers sont arrivés dix minutes après", a assuré la préfète de Charente, Danièle Polvé-Montmasson, sur Europe1 vendredi matin. Les pompiers sont venus à bout du sinistre vers 4h30. 

"C'était un grand fumeur"

Le témoignage du maire de La Rochefoucauld, vendredi matin sur Europe1, semble étayer la thèse d'un départ de feu lié au tabac. "C'était un grand fumeur, on lui avait déjà enlevé plusieurs fois son tabac et ses briquets", a ainsi raconté Joachim Martin à propos de l'un des deux pensionnaires ayant perdu la vie. "C'est l'enquête de la gendarmerie qui determinera les causes exactes du sinistre", a toutefois rappelé le maire. L'enquête ne privilégie "aucune piste", a fait savoir un porte-parole de la gendarmerie, ajoutant que des investigations sur les lieux du sinistre étaient en cours. 

"Toutes les hypothèses sont envisagées y compris une hypothèse accidentelle puisqu'il semble avéré que le feu aurait démarré dans une des chambres du bâtiment où l'on a malheureusement retrouvé une personne décédée, cette personne étant fumeur", a, de son côté, précisé Nicolas Jacquet, procureur de la République d'Angoulême.

Des pensionnaires "choqués"

Le maire a, par ailleurs, précisé les circonstance du décès des deux résident : "l'un est mort dans sa chambre, l'autre est décédé en s'affolant et en voulant quitter rapidement sa chambre sans attendre que la procédure d'évacuation soit bien organisée". Le maire a aussi décrit des pensionnaires "choqués comme on peut l'être réveillés en pleine nuit et évacués de leurs chambres par la fenêtre et cetera". "Nous avions une équipe de psychologues déjà en place", a t-il souligné.

La préfète de Charente, Danièle Polvé-Montmasson a rendu hommage au personnel de l'établissement qui a eu "les bons réflexes" et a fait preuve de "professionnalisme". Le système incendie a "parfaitement fonctionné", a-t-elle ajouté.

A la suite du sinistre, l'établissement va être provisoirement fermé, le temps de faire un bilan des dégâts et d'effectuer des travaux, a expliqué la préfète. Dans l'attente, les pensionnaires vont être accueillis dans des établissements alentour, a précisé la préfète.