Énergies : face aux canicules, «il doit y avoir un mix énergétique français intelligent», soutient Jonathan Martelli, directeur d'Ekwateur

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Jonathan Martelli est le directeur général d'Ekwateur, un fournisseur alternatif français d'énergie verte. [Europe 1]

Cet été, en raison des fortes vagues de chaleur, le parc de réacteurs nucléaires d'EDF a atteint son record d'indisponibilités en août dernier. Invité de l'émission "La France bouge", Jonathan Martelli, directeur du fournisseur alternatif d'énergie verte Ekwateur, soutient que le mix énergétique français doit être "le plus intelligent possible".

Durant la semaine du 14 au 20 septembre dernier, la part du nucléaire dans la production d'électricité en France a atteint 82%, contre seulement 7% pour le gaz, selon les données de RTE. Une fierté française, qui permet à l'Hexagone d'être un pays exportateur d'énergie à travers l'Europe. Toutefois, cette capacité a ses limites dans les périodes de fortes chaleurs. En effet, le 12 août dernier, il manquait 20,4 % de puissance aux réacteurs, un record.

Face à ce constat, Jonathan Martelli, cofondateur du fournisseur alternatif d'énergie verte Ekwateur, appelle à "miser sur tous" les sources de production. 

La nécessité d'une "réflexion" sur les usages énergétiques "futurs"

"Il y a eu beaucoup moins de production d'électricité (...), cela montre qu'il doit y avoir un mix énergétique français important et qu'on ne peut pas tout miser sur une énergie", a-t-il déclaré dans l'émission La France bouge, ce mardi 22 septembre, sur Europe 1. "Il faut vraiment que ce mix français soit le plus intelligent et cohérent possible, entre ce que ça nous coûte, ce que cela produit et le besoin qu'on en a", a-t-il souligné également.

Fondé en 2015, la société se spécialise dans l'énergie verte. Un facteur capital pour réduire l'impact de la production énergétique sur le climat, alors que des records de températures sont battus d'année en année.

"J'ai l'impression que toutes les années sont en train de devenir exceptionnelles", a-t-il soutenu. "Ce qu'on constate, c'est un réchauffement chaque année, des températures de plus en plus chaudes l'hiver, et donc, une baisse de la consommation qui n'est pas prévue", a-t-il poursuivi.

Jonathan Martelli appelle également à une "réflexion" sur l'utilisation d'énergies à long terme. "Maintenant, il faut prévoir les usages futurs. Il y a la climatisation, mais on peut aussi parler des voitures électriques. Le paysage est en train de changer, il faut que les moyens s'adaptent à ça".