En directIncendies : 263 interpellations depuis le 28 juin, dont 92 mineurs

Par
Auteur/Animateur
,
Texte de la signature libre
avec AFP
Publié le - Mis à jour le
[Mohamad Salaheldin Abdelghani Al / ANADOLU / Anadolu via AFP]
Les incendies se poursuivent en France. La préfecture de Gironde souligne ce mercredi matin que la nuit a été "calme" dans la région, alors qu'un important incendie a détruit plus de 40.000 hectares. Suivez notre direct.
Reprise de feu en forêt de Fontainebleau, 7 hectares brûlés

Une cinquantaine de pompiers de Seine-et-Marne font face mercredi à "une importante reprise de feu" dans la forêt de Fontainebleau, survenue en lisière de la zone où l'incendie des dernières semaines avait été fixé, a-t-on appris auprès du Sdis 77.

"Il n'y a pas d'évacuations envisagées", a cependant souligné un officier de communication du service départemental d''incendie et de secours (Sdis) de Seine-et-Marne, précisant que le feu a pris cette fois "sur le secteur du Mont Aigu, à deux kilomètres à l'ouest des abords de la commune" de Fontainebleau.

"La surface brûlée est estimée à sept hectares. Nous avons engagé 50 sapeurs-pompiers avec 17 véhicules, mobilisé le concours d'agriculteurs pour nous aider à l'alimentation en eau de ces véhicules, et sollicité des renforts de l'Essonne et des Yvelines", a-t-il ajouté.

Gironde : les pompiers misent beaucoup sur la météo de jeudi pour gérer les reprises des foyers

L'après-midi était jusqu'ici plutôt calme, mais depuis environ 17 heures une reprise des foyers a été constatée au Temple, également à Saumos, Le Porge ou encore Lanton. Différentes communes autour de l'agglomération bordelaise sont donc touchées.

Des largages ont eu lieu, plusieurs moyens aériens sont mobilisés avec des Canadair et des hélicoptères. Ces reprises sont la conséquence d'un après-midi suffocant dans le département : jusqu'à 42 degrés ont été relevés dans certaines communes et les vents n'ont rien arrangé. 

Les pompiers misent donc beaucoup sur la journée de jeudi avec une météo qui devrait être plus favorable. Le vent va faiblir et les températures vont baisser. Le thermomètre devrait afficher jusqu'à 12 degrés de moins dans le département. Des conditions qui seront bien plus propices à la stabilisation des différents foyers. 

En revanche, toujours pas de pluie au programme. Elle permet aux fumées de redescendre. À l'aune de ces prévisions, 5 millions de masques FFP2 ont finalement été livrés en pharmacie, rien que pour le département de la Gironde.

263 interpellations depuis le 28 juin, dont 92 mineurs

263 personnes ont été interpellées depuis le 28 juin, dont 92 mineurs, dans le cadre d'enquêtes relatives aux incendies, selon des données communiquées mercredi par le gouvernement.

Depuis le 28 juin, date considérée par l'exécutif comme le "début de la saison" des incendies dans le pays, 263 interpellations ont eu lieu, selon ce décompte gouvernemental, qui ne précise pas les motifs de ces interpellations (départs de feu volontaires, involontaires...).

"Les forces de sécurité sont pleinement mobilisées pour identifier les incendiaires. Ils seront retrouvés, interpellés et répondront de leurs actes devant la justice", avait assuré lundi sur X le Premier ministre Sébastien Lecornu.

Le retour mercredi des fortes chaleurs a de nouveau attisé le mégafeu historique en Gironde avec des reprises de flammes sur les hectares brûlés, alors qu'un rafraichissement des températures était attendu jeudi dans ce département en proie au plus gros feu de forêt à frapper la France depuis 1949.

Vague de chaleur : 23 départements en vigilance orange canicule jeudi, contre 16 mercredi

Vingt-trois départements, dont toujours les Landes et la Gironde en proie aux incendies, seront en vigilance orange canicule jeudi, a annoncé mercredi Météo-France.

Pour la Gironde et les Landes, le "pic de chaleur est intense, dans un contexte particulièrement difficile, nécessitant une vigilance particulière", souligne Météo-France dans son bulletin de 16H00. Les nouveaux départements en orange sont ceux du sud-est méditerranéen, des Alpes-Maritimes à la Corse, tandis que 69 autres seront en vigilance jaune. Seuls quatre départements resteront en vert, en Bretagne et dans la Manche.

Incendie en Gironde : des conditions défavorables cet après-midi pour les pompiers

En Gironde ce mercredi à 13h, la température a franchi la barre des 35 degrés à l'ombre. Même si la nuit a été calme, le climat reste étouffant et les 2.700 pompiers ont encore en mémoire la journée de mardi avec les 14 reprises de feu.

En plus de la canicule, il faudra composer avec les vents. Ce qui n'est pas de bon augure pour les soldats du feu : des vents à 40, voire 50 km/h seront variables, donc très difficiles à anticiper pour les pompiers.

Le contexte est également défavorable pour les milliers d'évacués. "Cela fait quatre jours qu'on est sur le parking à dormir dans les voitures. C'est l'enfer. La météo n'est pas favorable du tout, avec la chaleur qui fait. Les reprises de feu nous désespèrent de devoir rester ici, de ne pas pouvoir rentrer", raconte Karine au micro d'Europe 1.

Enfin, l'incertitude est de mise pour les personnes qui ont pu regagner leur domicile, soit trois communes. La préfecture leur a demandé de se tenir prêts en cas de nouvelle évacuation. Dans les heures qui viennent, le thermomètre pourrait en effet frôler les 42 degrés.

Incendies et canicule : un cocktail dangereux pour notre santé

Les épaisses fumées des incendies continuent d'être visibles dans le ciel du Var ou encore de Gironde, avec des vents qui les transportent parfois sur plusieurs dizaines de kilomètres. Et avec l'arrivée d'un nouvel épisode caniculaire, c'est la double peine pour la santé des Français.

Car la canicule aggrave la toxicité des fumées par plusieurs mécanismes. D'abord avec le soleil, la rencontre des UV et des particules fines entraîne une réaction chimique ,responsable d'un pic de pollution à l'ozone. Par ailleurs, notre organisme ne fonctionne pas d'une manière optimale lorsqu'il faut très chaud, ce qui augmente le risque d'intoxications aux particules. Retrouvez notre article ici.

Après huit jours, l'incendie du Var est fixé

L'important incendie dans le département du Var, dans le sud-est de la France, qui a parcouru environ 4.500 hectares dans le massif du Gros Bessillon, menaçant plusieurs villages depuis son démarrage il y a huit jours, a été déclaré fixé, a annoncé mardi la préfecture.

Un homme de 23 ans, soupçonné d'une série de départs de feu de végétation a été mis en examen et placé en détention provisoire, a indiqué la gendarmerie. Une source proche de l'enquête a précisé à l'AFP que cet homme est soupçonné d'avoir joué un rôle dans une partie du feu dans le massif du Gros Bessillon.

57.000 habitants peuvent rentrer chez eux "s'ils le souhaitent"

Profitant d'une relative accalmie, 57.000 habitants de trois villes proches de Bordeaux évacués dans la nuit de vendredi à samedi vont pouvoir rentrer chez eux "s'ils le souhaitent", a annoncé la préfète Sophie Brocas.

Depuis le début du mégafeu, 222.000 personnes ont été évacuées de manière préventive dans 24 communes. Le feu n'étant pas "fixé", c'est-à-dire endigué, le retour du plus grand nombre de personnes dans leurs hébergements n'est à ce stade pas envisageable.

Pas moins de 62 campings ont été évacués en Gironde et dans les Landes, représentant 50.000 vacanciers, selon la Fédération nationale Hôtellerie de plein-air.

Des conditions météorologiques peu favorables

Après une baisse des températures ces derniers jours, la chaleur revient, la Gironde et le département voisin des Landes étant placés en vigilance orange canicule à partir de midi, de quoi assécher encore une végétation prompte à s'enflammer.

La préfecture fait état de "températures attendues dans les terres jusqu'à 41°C et jusqu'à 38°C sur le littoral". Outre la chaleur, le vent risque de souffler sur les braises et d'alimenter de nouveau l'incendie.

Les autorités s'attendent dès le début d'après-midi à des vents d'ouest avec des rafales de 30 à 45 km/h, et un taux d'humidité en baisse. Un risque d'orages est annoncé pour jeudi.

Trois points chauds surveillés en Gironde

Les pompiers surveillent trois points chauds: le nord-ouest du bassin d'Arcachon (Grand-Crohot et Lège-Cap-Ferret), et, en lisière de l'agglomération bordelaise, les secteurs de Cestas et du camp militaire de Souge.

Au PC de Lège envahi d'une fumée âcre, "on se concentre surtout sur la dune qui brûle entre le Crohot et Lège", déclare un pompier à l'AFP. "L'objectif va être d'empêcher qu'il descende plus au sud vers la presqu'île (du cap Ferret) où il y a des villages".

Le combat sur la dune est "très compliqué", explique-t-il: "avec le plafond de fumée, les moyens aériens ne peuvent pas intervenir. Au sol, c'est compliqué aussi, on ne peut pas s'approcher trop du feu avec les véhicules", qui risquent de s'ensabler.

Nouvelle nuit "calme" en Gironde, le feu "toujours stabilisé"

Le mégafeu qui a brûlé 42.000 hectares en Gironde depuis le 22 juillet est "toujours stabilisé" mercredi matin après une seconde nuit "calme", a-t-on appris auprès de la préfecture du département.

Plusieurs reprises de feu ont été "traitées rapidement cette nuit", notamment au niveau d'Arès autour du Bassin d'Arcachon, plus au nord au Temple ou aux abords du camp de Souge, base militaire à moins de 15 km de l'aéroport de Bordeaux-Mérignac, selon cette même source.

"La surface brûlée n'a pas évolué", précise la préfecture, mais les conditions météorologiques restent "défavorables" mercredi, avec des températures en hausse : jusqu'à 41 degrés dans les terres et 38 sur le littoral. Elles sont accompagnées de vents "secs" avec des rafales qui pourront atteindre 45 km/h en fin de journée.

«On lutte arbre par arbre» : près du bassin d'Arcachon, les pompiers, fatigués, continuent de se battre

Au Lège-Cap-Ferret, une importante reprise de feu a été constatée ce mardi. Une des 14 ayant frappé des secteurs se trouvant autour du bassin d'Arcachon ces dernières heures. Ces départs de feu ont été favorisés par des conditions climatiques particulièrement difficiles, mais les pompiers ne baissent pas les bras. 

"Bien sûr que la fatigue s'installe mais on est aussi rentrés dans une sorte de turnover de nos effectifs, qui fait que ceux qui sont fatigués arrivent à se reposer [...] donc on arrive à maintenir le niveau maximal d'engagement de nos troupes, le jour et la nuit. On lutte arbre par arbre pour tenter de maîtriser ce feu qui n'a jamais été connu en France. On travaille, on traite les départs de feu, les lisières, de manière à stabiliser au maximum", explique Gilles Viriglio, directeur adjoint du SDIS33. Retrouvez notre article ici.

Face au risque de pillage dans les villages évacués, les habitants veillent au grain

Au Porge, dès l'entrée de cette commune de 3.700 habitants, ils sont cinq en chasuble jaune. Tous ont mis en place un barrage filtrant : contrôle d'identité ou bien fouille des coffres de voitures. Rien n'échappe à Kevin et Christophe, d'autant plus que les visiteurs aux intentions et aux profils très flous sont nombreux.

"Hier (lundi), deux individus sont passés dans un break, on leur a demandé : 'Vous venez d'où ?'", raconte le premier.

"Pas de réponse, donc on a pris en photo la plaque d'immatriculation et on leur a demandé les papiers. On ne les a pas laissés rentrer. Ces individus sont devenus agressifs : 'Si tu sors pas de là, on va vous écraser'. Dans la nuit, il y en a qui se sont fait carrément agressés", ajoute Kévin. Retrouvez notre article ici.