"Un fils" et "Petite Fille" : une soirée bouleversante de beauté

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Le zapping de demain est une chronique de l'émission Culture médias
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Du lundi au vendredi dans Culture médias, Eva Roque vous livre ses conseils TV pour la soirée. Ce mercredi, elle nous propose deux programmes bouleversants mais exceptionnellement beaux. Le film "Un fils" est à voir sur Cine+ Club à 20h50 et le documentaire "Petite Fille" c’est sur Arte à 20h50 également.

À quoi va ressembler notre soirée devant les écrans ? Est-ce qu’un thème se dégage des programmes ?

Dans une interview à "La Croix", Michel Piccoli disait "vous savez, passer son temps à bouleverser, ou s’amuser à bouleverser, les autres, c’est une belle vie". Alors, la vie sera belle ce soir car vous risquez d’être doublement bouleversés.

D’abord par le film "Un fils" sur Ciné+ Club.

Dans une voiture filant sur les routes désertiques du sud de la Tunisie, Farès, Meriem et leur fils âgé d’une dizaine d’années, Aziz, chantent. Un moment de bonheur qui vire au drame. Lors de cette embuscade terroriste, le petit garçon est gravement blessé par une balle perdue. Son père se porte volontaire pour une greffe de foie devenue le seul recours possible. Un don de soi pour ce fils tant aimé, son fils unique. Impossible de vous révéler la suite de ce film porté par Sami Bouajila, lumineux et bouleversant. Un drame familial avec en guise de décor la révolution tunisienne de 2011. Les deux histoires s’entrechoquent ainsi, non sans émotion.

Bouleversés vous le serez sans doute aussi si vous regardez Arte et un documentaire de Sébastien Lifshitz, intitulé "Petite fille".

L’histoire de Sasha, sept ans. Né garçon mais se sentant fille depuis ses trois ans. Dans son corps si frêle, elle aime danser, porter des robes, jouer avec sa sœur et ses frères, sauter dans les bras de son père, se blottir contre sa mère qui s’est donnée une mission. Se battre pour sa fille. À l’hôpital Debré, Karine la maman et Sasha rencontrent le docteur Bargiacchi, qui leur apprend l’expression "dysphorie de genre". La pédopsychiatre a déjà rencontré une centaine d’enfants qui vivent cette situation. Elle est là pour Sasha, pour sa famille, pour les rassurer, les aider à surmonter les préjugés, les conflits à l’école ou dans un cours de danse parce que personne ne veut accepter la petite fille dans sa différence. Sasha et sa famille sont bouleversantes. Un coup au cœur face à la détresse de cet enfant. Et face aux petites victoires et aux sourires qui se dessinent sur les visages dans le bureau du médecin. Un documentaire poétique, utile aussi parce qu’il faut comprendre la douleur de ces enfants. Sébastien Lifshitz les perçoit avec la plus grande justesse.

Et puis, ce mardi, une dépêche nous annonçait le décès d’Anne Sylvestre.

Il avait raison Michel Piccoli, passer son temps à bouleverser les autres, c’est une belle vie.

Pour récapituler :

Le film "Un fils" est à voir sur Cine+ Club à 20h50

Le documentaire "Petite Fille" c’est sur Arte à 20h50 également.