L'espace en tête - Space climate observatory

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L'espace en tête est une chronique de l'émission Europe matin
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Chaque jour, L'espace en tête, président du Centre national d'études spatiales (CNES), nous emmène à la découverte de l'espace. Aujourd'hui, Space climate observatory.

La lutte contre le réchauffement climatique est désormais résolument d’actualité. Le 12 décembre 2015, 195 pays se sont engagés par l’Accord de Paris à limiter leurs émissions de gaz à effet de serre pour contenir la hausse de la température globale à 1,5°C. Dans cette bataille, il faut maintenant aller plus loin et en particulier s’attaquer aux impacts du changement climatique, à l’échelle globale mais surtout à l’échelle du territoire. Aux meilleurs postes d’observation, la vue perçante des satellites joue pour cela un rôle essentiel.

Altimétrie, observation optique et radar, océanographie, géodésie, sondage atmosphérique. Les satellites sont de remarquables vigies de la Terre, couvrant l’ensemble du globe, région par région, avec des observations répétitives sur le long terme. Chaque nouvelle mission d’observation de la Terre vise, soit à assurer une continuité de la mesure tout en affinant sa précision, soit d’accéder à une nouvelle mesure. Complémentaires des relevés de terrains, les mesures depuis l’espace permettent une moisson d’informations que la recherche scientifique utilise dans les modèles pour suivre et comprendre le fonctionnement de la Terre.

En décembre 2017, à l’initiative de la France lors du « One Planet Summit », les agences spatiales du monde entier ont engagé le développement d’un Space Climate Observatory (SCO). Ce programme international a pour objectif de faire converger données satellites, données de terrain et travaux scientifiques pour modéliser les impacts du changement climatique et fournir des projections pour les différents scénarios d’évolution du climat que les climatologues prédisent.

Tout l’enjeu du SCO est d’aider les pays à se préparer à ces impacts, à les aider à construire des scénarios réalistes et à suivre à l'échelle du territoire les impacts visibles et à venir. Cette capacité pour un pays d’analyser spécifiquement les changements globaux à l’échelle de son territoire, de sa population lui permettra de mettre en place des solutions d’adaptation plus efficaces.

Le SCO facilitera l’accès aux données spatiales et à leurs traitements, en complément des données in situ, dans des modèles. Cette modélisation, adaptée à l’échelle des territoires, nécessite des moyens importants, tels que le permettent aujourd’hui les capacités technologiques nouvelles liées aux infrastructures numériques, aux développements de l’intelligence artificielle et du Big Data. La France est en pointe dans ces domaines.

Le SCO est une avancée majeure par rapport aux programmes existants focalisés sur l’observation du climat, du changement climatique mais peu ou pas sur ses impacts qui touchent les populations ! Il apportera une aide précieuse aux décideurs dans ce domaine, dans la perspective d’un développement durable.