Les "sans-grade du tennis" vivent dans l'ombre totale des stars du circuit

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L'édito sport est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1 - Le 6h - 9h
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À des années lumière du bling-bling, les "sans-grade du tennis" perdent même souvent de l’argent en jouant. L’un d’eux tient une sorte de blog sur Instagram.

L’US Open a commencé hier soir à New York. Et ce mardi, Virginie Phulpin ne veut pas nous parler des stars du tennis

Virginie Phulpin a envie de vous raconter une autre histoire. Celles des idoles du circuit, vous les connaissez par cœur. Il était une fois Serena Williams à la recherche de son 24e titre du grand chelem, il était 12 fois Rafael Nadal à Roland-Garros… Les meilleurs joueurs du monde, on connaît leur palmarès, leurs coups favoris, leur vie privée brillante et quasiment ce qu’ils mangent au petit déjeuner. Mais le tennis professionnel, ça n’est pas que des contes de fée et des comptes en banque bien remplis. Ce sont aussi des romans réalistes à des années lumière de la vie de château. C’est ce que vivent tous les sans grades de la petite balle jaune à longueur d’année. Vous savez, celles et ceux qu’on voit en ce moment lors des premiers tours des grands tournois. Oui, ceux qui sont en face des idoles, qu’on aperçoit vite fait entre deux gros plans du champion, et dont on oublie jusqu’au nom trois minutes après le match.

Leur vie n’est pas toujours rose, ils font face à de vrais problèmes ?

C’est l’envers du décor. On est loin des problèmes de Roger Federer. Oh, est-ce qu’il va réussir à se remettre de sa défaite contre Novak Djokovic en finale de Wimbledon ? On peut en parler, évidemment. C’est intéressant, même passionnant, pour l’histoire du tennis. Mais ça n’est pas un problème de survie, loin de là. Alors que quand on navigue au-delà de la 100e place mondiale, là, on ne sait pas si on va réussir à payer son hôtel miteux en marge d’un tournoi sans ramasseurs de balles. La Française Alizé Lim raconte aussi qu’un coach l’a laissée tombée en plein milieu d’un tournoi. Il est parti parce qu’il venait de trouver un autre joueur qui lui offrait un salaire plus décent. Lors d’un tournoi du grand chelem, elle était tellement seule qu’elle regardait le box des invités de Serena Williams, son adversaire, pour se donner l’illusion que quelqu’un s’intéressait à son match

Virginie Phulpin avait envie de remettre les choses à leur place. Elle est prête à me pâmer devant les coups extraordinaires des stars du circuit. Mais ça on le fait tout le temps, à longueur d’année. Alors là, profitons de l’US Open pour regarder aussi ceux qui sont dans l’ombre. Les adversaires des idoles. Leurs histoires sont plus banales, plus proches des nôtres. Ils n’ont pas le même maillot, en tout cas pas le même sponsor, mais ils ont la même passion.