Le PSG s'en sortira avec un état d'esprit survivaliste !

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L'édito sport est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1 - Le 6h - 9h
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Le Paris Saint-Germain cumule les mauvaises nouvelles à quelques heures du huitième de finale retour de Ligue des champions face au Borussia Dortmund. Mené au score après le match aller, sans ses supporters dans le stade et certainement sans sa star Mbappé sur le terrain, les Parisiens vont devoir miser sur leur mental et sur le collectif pour se qualifier.

Le Paris Saint-Germain reçoit Dortmund ce mercredi soir en huitième de finale retour de la Ligue des champions. Les Parisiens partent avec beaucoup de handicaps. Ils ont été battus 2-1 à l’aller, le Parc des Princes sera vide et il y a un gros doute sur la participation de Kylian Mbappé. Pour Virginie Phulpin, dans ces conditions, la seule solution est de miser sur le collectif. 

Aux grands maux, les grands remèdes. Là, les maux volent en escadrille au-dessus de Paris. Il va donc falloir s’adapter et faire preuve d’imagination. Oublier le désert des tribunes, c’est impossible. Chaque frappe appuyée va résonner dans l’enceinte vide, les coups de sifflets de l’arbitre ne seront pas couverts par la clameur et apparaîtront plus stridents aux oreilles des joueurs, on va entendre tout ce qu’ils se disent, des encouragements aux récriminations. Les Parisiens vont donc jouer le match le plus important de leur saison dans une ambiance digne de la première partie d’un tournoi amateur, dans les brumes d’un dimanche trop matinal. Et dans ces cas-là, comment fait-on pour exister, pour se rappeler qu’on est en Ligue des champions ? On se serre les coudes pour oublier qu’on est seuls. 

L’absence probable de Kylian Mbappé est un coup de plus sur la tête des Parisiens. L’atout maître de l’équipe, ces derniers temps, c’était lui, ses 30 buts en 32 matches et ses accélérations qui mettent à terre les défenses adverses. Oui, mais une angine carabinée l’a cloué au lit. Au moins ça n’est pas le coronavirus, le test est négatif. Ça aurait été la cerise sur le gâteau d’anniversaire que les Parisiens ont bien dégusté en février. Au pire, il ne sera pas là, au mieux, il fera une apparition, bien diminué. Ça ne sert à rien de se lamenter, un seul être vous manque, certes, mais de toute façon, tout était déjà dépeuplé dans les tribunes. Surtout ne pas se focaliser sur l’absence de l’homme providentiel, ou c’est la porte. 

Le PSG doit davantage agir en équipe ce mercredi soir, plutôt que de compter sur un exploit de Neymar ?

Le match de ce soir n’a rien de normal, d’habituel. Bien-sûr que Neymar peut accomplir des prouesses personnelles pour conduire le PSG en quarts de finale. À la base, c’est pour ça qu’il est à Paris. Mais là, on est dans une situation exceptionnelle, une sorte d’ambiance survivaliste, au Parc des Princes comme dans tout le pays, et même le monde. Et c’est ensemble que les Parisiens peuvent s’en sortir. Jusque-là, l’entraîneur Thomas Tuchel a toujours compté sur ses stars pour avancer. Mais là, il va falloir proposer autre chose. Faire bloc pour sauver sa tête. Que tout le monde défende, que l’équipe avance ensemble et que chacun ait toujours en tête de proposer des solutions à ses coéquipiers sur le terrain. Le chacun pour soi dans le désert, ça ne marche pas. L’entraide, oui. Ce soir, le PSG n’a pas besoin d’un homme providentiel, mais d’une équipe providentielle.