"On aurait dit des petits garçons…" : le coup de gueule de Virginie Phulpin après la défaite du PSG

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L'édito sport est une chronique de l'émission Europe Matin - 7h-9h
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Après son match raté face au Borussia Dortmund ce mardi dans le cadre des huitièmes de finale aller de la Ligue des Champions, le PSG se retrouve au pied du mur et confronté au fantôme de ses échecs précédents. Pour Virginie Phulpin, si les Parisiens veulent espérer aller plus loin dans la compétition, ils vont devoir s'engager davantage.

Le Paris Saint-Germain a été battu deux buts à un à Dortmund mardi soir en huitième de finale aller de la Ligue des Champions. Pour Virginie Phulpin, cette équipe n’apprend rien de ses erreurs passées. 

Ce matin, Virginie Phulpin a la désagréable impression de s’être encore avoir faite avoir, une fois de plus. D’avoir crû naïvement que le PSG allait assumer son statut de favori, d’équipe taillée pour la ligue des champions. Et en fait les Parisiens n’ont rien assumé du tout, à part de remettre en lumière leurs peurs et leurs errances de février. C’est comme un rendez-vous avec un ami qui vous déçoit à chaque fois, vous vous dites que là, ça va être différent, et puis finalement ça se termine de la même manière. Avec des aigreurs d’estomac.

Pourquoi le PSG a raté sa soirée ? Peut-être parce que la Ligue 1 ne lui offre pas d’opposition suffisante pour se préparer pour la ligue des champions. Il y a forcément un peu ça. Mais on ne peut pas toujours accuser les autres. Il y a surtout des problèmes intrinsèques à cette équipe qui n’apprend rien de ses erreurs passées. Les Parisiens n’ont pas l’état d’esprit  pour les matches couperets, c’était flagrant hier soir. Dès qu’ils sont bousculés, ils deviennent amorphes. Normalement c’est dans ces moments-là qu’on voit les hommes se révéler, se rebeller. Pas au PSG. À chaque but de Dortmund, la réaction, c’était de baisser la tête et de regarder ses pieds. Il n’y en a pas un qui allait vers les autres pour sonner la révolte. On aurait dit des petits garçons qui venaient de se faire punir. Et l’entraîneur dans tout ça ? Thomas Tuchel a raté sa soirée comme les autres. Déjà, il arrive avec une organisation défensive. Oulala, on n’est pas là pour gagner, mais pour ne pas perdre. Du coup ça instille le doute dans la tête des joueurs qui n’avaient pas besoin de ça. Et puis il attend le dernier quart d’heure pour faire un changement. Ça faisait pourtant un moment qu’on avait compris que ça ne marchait pas, non ? 

Les Parisiens ont quand même réussi à marquer un but qui entretient l’espoir d’une qualification.

Ce but nous a déjà permis de voir que Kyllian Mbappé et Neymar étaient sur le terrain. Parce que jusque-là c’était des fantômes qui ne faisaient peur qu’à eux-mêmes. Un but. Ça fait un peu juste pour deux des meilleurs joueurs du monde programmés pour ce genre de match. Là encore, il faudrait assumer son statut. Alors oui, Neymar manquait de rythme, il revenait de blessure. D’ailleurs il a reproché à son club d’avoir eu peur de le faire jouer plus tôt. Preuve qu’il n’y a pas que sur le terrain que c’était grippé. La peur, celle que Leonardo, le directeur sportif, voulait absolument éviter, elle est partout dans ce club dès que les matches qui comptent arrivent. Mais oui, le but de Neymar entretient l’espoir. Un peu, hein, on ne va pas non plus se jeter à corps perdu dans un nouvel espoir déçu. Finalement, la seule chose que les Parisiens ont réussie hier soir, c’est d’éviter l’emballement avant le match retour. Ça n’est peut-être pas une si mauvaise idée, de rater l’aller plutôt que le retour…