Où est passé Christophe Castaner ?

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Le fait politique est une chronique de l'émission Europe Matin - 7h-9h
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Chaque matin, Michaël Darmon évoque un sujet précis de la vie politique.

C’est la nouvelle tendance au gouvernement : le tandem.
Le ministre de l’Intérieur et celui de L’Éducation ne se quittent plus. Ils doivent se rencontrer ce matin pour le plan d’action contre les bandes.
Comment fonctionne ce tandem ?

Comment s’appelle le ministre de l’Intérieur ? Non, ce n’est pas Jean-Michel Blanquer mais bien Christophe Castaner, celui qui a su s’imposer au finish lors du marathon du remaniement de début octobre.
Mais c’est vrai que l’on a pu croire que Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation, lui avait pris le job en début de semaine après la révélation de l’élève braquant une enseignante en pleine classe. Jean-Michel Blanquer a déclaré à la Une du journal Le Parisien : "J’assume une politique de fermeté".
Cette déclaration a fait réagir jusqu’au sommet de l’État mais on se rassure : Christophe Castaner est bien le ministre de l’Intérieur.
Il est vrai que cette coordination affichée pour lutter contre les phénomènes de violences scolaires et de rixes entre jeunes est bien un sujet interministériel. Le gouvernement veut afficher sa détermination.

Christophe Castaner veut remettre à plat le dispositif, c’est le 12e plan contre les violences scolaires en 20 ans. On va augmenter le nombre de policiers à l’extérieur des écoles mais le problème est que l’essentiel des violences scolaires ont lieu à l’intérieur de la classe.
Donc quelle solution pour l’Éducation nationale ? Comment protéger les enseignants ?
On attend les décisions du ministre de l’Intérieur, sans procès d’intention.

Il ne faut pas juger trop vite, c’est aussi ce qui se dit au sommet de la majorité à propos du ministre Christophe Castaner.

Il faut bien remarquer que dire cela c’est admettre en creux l’existence d’un problème ou du moins d’une interrogation.
Il est vrai que, depuis sa nomination, Christophe Castaner est observé à la loupe.

Dans sa première interview au JDD, il a fait une annonce remarquée par les anciens ministres de l’Intérieur puisqu’il a annoncé la suppression des policiers affectés à leur sécurité.
Un cadeau d’arrivée qui doit les agacer mais il n’y a pas de petites économies.

Pour l’instant, le premier flic de France se place sous les radars. Mais les dossiers sont multiples et tous urgents par définition.

Christophe Castaner, ministre des Cultes, aura aussi sa part dans le dossier de l’organisation de l’Islam.
En avril 2018, pour nuancer des propos d’Emmanuel Macron sur le voile islamique, Christophe Castaner avait évoqué "Les voiles catholiques de nos mamans, alors on ne posait pas la question".
Il faudra étoffer sûrement quelque peu l’approche.

Une petite histoire pour terminer. Christophe Castaner admet avoir été sur le fil du rasoir durant quelques années avec notamment de mauvaises fréquentations. Il avait pour ami et protecteur, un caïd des Alpes-de-Haute-Provence en 2008.

Frédéric Péchenard, ancien directeur de la police et ami de Nicolas Sarkozy qui a failli être son secrétaire, s’amuse ces jours-ci à raconter "Je l’ai bien connu le truand protecteur de Castaner, c’est moi qui l’ai arrêté un jour !"
On comprend mieux pourquoi Castaner n’a pas souhaité travaillé avec Péchenard.