Emmanuel Macron en crise ouverte avec les Nationalistes corses

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L'édito politique est une chronique de l'émission Trois heures d'info
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Chaque matin, Michaël Darmon évoque un sujet précis de la vie politique.

Dernier déplacement du président de la République en région pour le Grand débat national. C’est en corse et, effectivement, cela prend des allures de bouquet final.

En s’inspirant de l’album d’Astérix, Le tour de Gaule, on peut imaginer que lors du banquet à la fin les représentants de l’île de beauté aient une place à part.
Précédemment donc dans le bras de fer entre Macronix, Simeonix et Talamonix, un des classique du quinquennat désormais... Après l’interview du président Macron dans Corse matin qui a déçu les patrons de l’île de beauté, les positions se durcissent "il faut du respect, il faut du dialogue".
Conclusion, les dirigeants nationalistes Simeoni et Talamoni boycotteront la rencontre avec le chef de l’État à Cuzzano à moins qu’il vienne d’abord à l’Assemblée territoriale de Corse.

Ce mercredi à la mi-journée, la réponse de l’Élysée était nette "Le président ne se rendra pas à Bastia, il rencontrera les dirigeants de l’île à Cuzzano ou à Paris".
Comme le dit une source gouvernementale haut placée "On pense que les nationalistes sont divisés entre eux et qu’ils règlent des comptes en se cachant derrière la lutte contre le gouvernement".

Bref, tout est en place pour un dernier Grand débat serein avec en toile de fond un appel pacifique à une opération île morte.

Effectivement, entre le président et les dirigeants de l’île ça coince toujours. Ce n’était pas le moment, non ?

Ce choix de terminer par la Corse doit sûrement au hasard des agendas mais fait prendre un risque, celui de conclure la tournée présidentielle dans une tension alors que l’impatience grandit pour les restitutions du Grand débat,
alors qu’un autre front est très fragile (celui de la réforme des retraites).
D’une manière générale ce mercredi en Bretagne, Emmanuel Macron a assume le risque de déception "Il n’y aura pas 66 millions de réponses, le risque c’est l’individualisme. Il y a des impatiences légitimes et d’autres moins légitimes. Le Grand débat ne pourra pas tout régler".

En disant cela, le chef de l’État veut accompagner l’effet du sondage paru ce mercredi. Pour huit Français sur dix, la sortie du Grand débat ne réglera pas les problèmes du pays.
On le comprend, les prochains jours seront cruciaux mais pour l’instant, après son tour de Gaule, le chef Macron ne revient pas avec la recette de la potion magique pour l’optimisme national.