Comment Macron, Ferrand et Larcher préparent-ils le scénario de l'après-débat ?

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L'édito politique est une chronique de l'émission Trois heures d'info
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Chaque matin, Michaël Darmon évoque un sujet précis de la vie politique.

L’acte 14 de la mobilisation des Gilets jaunes est marqué par des tensions de tous ordres, des insultes racistes aux agressions, ce qui rend urgent les mesures à prendre à la fin du débat.
Michael Darmon nous explique ce lundi matin que les grandes pistes sont arrêtées.

 

Tout se passe lors de déjeuners réguliers autour du président de la République avec les présidents des trois chambres : Assemblée nationale, Sénat et Conseil économique et social.
Parfois comme la semaine dernière, le Premier ministre se joint au petit conclave.
C’est lors de ces échanges qu’Emmanuel Macron fait le point et valide les grandes pistes du scénario politique du printemps.

Parmi ce qui est déjà arrêté, avec la fin du grand débat, quelques mesures symboliques seront annoncées.
Puis viendra le temps de la campagne des Européennes. Le président veut tout faire pour être devant le Rassemblement national pour créer une dynamique.
D’ailleurs, vers la fin du mois, il doit faire un discours sur l’Europe.

Ensuite, viendra le temps des grandes annonces.
Cela pourra prendre la forme d’une adresse devant le Congrès, les deux chambres réunies, et poser une nouvelle forme de république délibérative.
On verra si un ou deux référendums sont annoncés.
Avec une réforme de la Constitution sur laquelle travaillent étroitement
Richard Ferrand et Gérard Larcher. Les deux travaillent à un accord pour réduire le nombre de parlementaires.
Autre piste explorée par le président de la République, assouplir la fameuse règle du non cumul de mandats pour connecter les élus aux territoires.

Mais comment traiter les centaines de milliers de contributions déposées par les Français avant le 15 mars ?

C’est la raison pour laquelle le débat entre en zone à risques.
À partir de mi-mars, les députés vont avoir leur débat. Avant cela, des Français tirés au sort y participeront face au président. Dans les gares, des étudiants vont animer des débats.
Plus le temps avance plus le nombre de contributions va créer la pression. Comment tout restituer sans mécontenter ou frustrer ? D’autant qu’on le voit, la fièvre des samedis est toujours présente.

Ce sera donc le prochain défi de l’exécutif. Après les diagnostics, les solutions.
Pour une crise qui, ne l’oublions pas, a fait 11 morts et presque 4.000 blessés en trois mois.
Le printemps sera actif !