Comment la concertation de terrain annoncée par Macron va-t-elle se mettre en place ?

, modifié à
  • A
  • A
1:42
Le fait politique est une chronique de l'émission Europe Matin - 7h-9h
Partagez sur :

Chaque matin, Michaël Darmon évoque un sujet précis de la vie politique.

Comme annoncé, Emmanuel Macron a changé de méthode mais pas de politique avec l’annonce d’une grande concertation de transition écologique et sociale.
Comment va-t-elle s’organiser ?

L’idée tourne depuis quelques jours à l’Élysée.
Les équipes d’Emmanuel Macron ont testé les régions pour savoir si elles accepteraient d’organiser et de porter la concertation sur la transition écologique.
Les régions ont toujours été critiques mais, depuis le remaniement, l’heure est aux gestes de réconciliation.
Selon Michaël Darmon, les régions au sein de l’association Régions de France n’ont pas fermé la porte.
Cette démarche s’inscrit dans le changement de méthode de gouvernement amorcée par l’exécutif. Il faudra aussi que des "gilets jaunes" y participent.

Pour autant est-ce que les dirigeants de la majorité comprennent ce mouvement des "gilets jaunes" ?

Michaël Darmon vous raconte cette scène étonnante en réunion du groupe LREM à l’Assemblée mardi matin.
Gilles Legendre, le chef des députés, prend la parole "on vit notre épreuve du feu mais soyons fiers de ce que l’on a fait depuis 18 mois". Richard Ferrand rajoute "entre Rassemblement national et La France Insoumise ça fait 4o% des voix, donc les opposition sont normales".
Cette approche électorale provoque un tollé parmi des députés "les gilets sont les classes moyennes inférieures juste avant les revenus sociaux et ne sont pas des extrémistes !" . Les députés des zones en difficulté sont stupéfaits et inquiets.
Pour eux, il y a une déconnexion avec les demandes des "gilets jaunes" qui se revendiquent de cette classe moyenne mais sans moyen.
Des députés rappellent la nouvelle consigne du chef de l État et grincent des dents "On devrait en envoyer certains sur les ronds-points pour qu’ils se frottent aux réalités".
Bref, le travail pour combler le fossé ne fait que commencer. Il n’y a plus de temps à perdre avant que les événements de novembre 2018 ne tournent à la crise politique profonde.