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Gastronomie, loisirs... Chaque week-end à 6h38, Marion Sauveur et Vanessa Zha vous présentent un produit, un producteur et tous les bons plans pour re(découvrir) une région ou un département. Direction ce matin l'Oise et la région de Grenoble.

Direction l’Oise ce matin pour une escapade culturelle Vanessa, avec un premier stop à Chantilly qui nous propose deux belles actualités pour ce week-end :

Avec le rendez-vous incontournable des "Journées de Plantes" au Domaine de Chantilly, qui se tient jusqu’à demain soir. Le thème de cette année sera "l’Automne est une fête".

Et puis, il y a aussi un très beau spectacle intitulé "Il était une fois les Grandes Ecuries", en programmation jusqu’au 1er Novembre. Ce spectacle retrace les 300 ans du bâtiment, à l’architecture assez exceptionnelle. Et ce sont les écuries elles-mêmes qui racontent cette épopée. Au total, 17 tableaux défilent devant les yeux des spectateurs avec cavalières, chevaux et voltigeurs.

Qui est à l’origine de ces écuries ?

Louis Henri de Bourbon, le 7ème prince de Condé. C’était un passionné de chevaux à tel point que la légende dit qu’il pensait se réincarner en cheval. Il croyait également en la métempsychose, cette idée qu’une âme peut animer plusieurs corps successivement. Et alors il décide de créer de grandes écuries, en premier lieu pour la chasse a cour.

"Les princes chassent tous les jours tout au long de l’année. Donc vous avez des chevaux de chasse et des chevaux d’attelage pour pouvoir aller à Versailles ou encore Paris. Donc c’est une écurie qui vit constamment et qui est très moderne pour l’époque puisqu’ils font appel à des hippiatres, des gens spécialistes de la santé des chevaux, pour avoir une écurie saine et pratique. Ce qui fait l’originalité de ces écuries surtout, c’est qu’elles sont à l’extérieur du château, érigées seules, tel un palais. Et la force de ce lieu, c’est que c’est un palais pour les chevaux", explique Sophie Bien-Aimé, la directrice équestre et artistique, grande cavalière aussi.

Voilà pour les débuts de cette aventure qui va se poursuivre avec la naissance de l’hippodrome au 19ème siècle. Aujourd’hui Chantilly est l'un des plus grands centres d'entraînement du monde, plus de 3000 chevaux pur-sang y sont entraînés chaque jour.

Et puis si on continue de galoper dans l’Oise : on arrive au château de Compiègne, notre 2ème étape

Oui, château dans lequel Napoléon III et d’Eugénie de Montijo se sont rencontrés pour la première fois en décembre 1852. Un véritable coup de foudre. Ce qui fait que dès 1853 Eugénie pose ses malles au domaine où elle va organiser les fameuses "Séries de Compiègne" : Tous les ans, pendant un mois et demi, ils invitent les têtes couronnées d’Europe, l’élite du second Empire : les artistes, les scientifiques.

5 000 invités environ vont fouler les pelouses du domaine au cours de leur règne. Alors on partait à la chasse, Tapis cor de chasse, on jouait et on faisait la fête. Et pour revivre cette page d’histoire, je vous invite à vous inscrire aux visites des appartements des invités. Là, on apprend par exemple que Louis Pasteur s’est entretenu longuement avec Eugénie dans le salon de thé. Elle s’intéressait à ses travaux. Et il lui a même fait faire une expérience avec une grenouille. Il  lui a prélevé une goutte de sang pour qu’elle puisse l’analyser au microscope. Et des anecdotes comme celle-là il y en a des dizaines.

Et pour dormir ?

Je vous conseille "La Maison et l’Atelier" située à 10 kilomètres de Chantilly. Sinon, il y a aussi le Moulin Royale à 15 kilomètres de Compiègne, l’ancien atelier de confection et de textile de l’impératrice.

Marion Sauveur, vous nous emmenez en Isère ce matin. 

Oui pour la récolte des noix de Grenoble car ça y est, l’automne est bien là ! Le Dauphiné est l’une des principales régions productrice de noix. La noix de Grenoble bénéficie même d’une appellation d’origine protégée depuis 1938 ! Il faut dire que les noyers y sont bien installés. Ce sont les Romains qui ont introduit leur culture en Europe. L’arbre poussait à l’origine en Asie. 

Et dans le Dauphiné, on a retrouvé des traces écrites selon lesquelles, au 11ème siècle, certaines redevances étaient déjà payées en noix. Ce n’est qu’à partir du 19ème siècle que la culture de la noix a véritablement débuté. Jusque-là les noyers délimitaient les terrains et la consommation était personnelle. On mangeait le fruit et on faisait de l’huile. 

Comment on récolte les noix ? 

C’est le nuciculteur Nicolas Revol, qui travaille avec son père, sur l’exploitation familiale à Chatte qui vous répond : "On attend une chute des noix naturelle qui se fait grâce au climat, avant les pluies, les variations d’humidité qui permettent au broue - la coquille verte - qui entoure la noix de la libérer. On dit que le broue s’ouvre à ce moment-là en fonction des variations d’humidité. Elle libère la noix : l’action du vent, de la pluie, lui permet de tomber au sol. Par la suite, on passe avec une machine à ramasser. c’est une machine avec un système de balai qui passe à fleur du sol et qui permet de récolter mécaniquement les noix. Une fois récoltées, les noix sont lavées, elles sont séchées. Le séchage dure en moyenne 2-3 jours en fonction de l’humidité de la noix à l’entrée dans la station". 

Oui aujourd’hui on ne sèche plus les noix dans les séchoirs mais vous pouvez encore apercevoir ces bâtiments hauts dans le Dauphiné. Et puis, la bonne nouvelle et elles sont plutôt rares cette année du côté des arboriculteurs : la récolte s’annonce bonne cette année. Les noyers n’ont pas été touchés par l’épisode de gel du printemps. Ils supportent les amplitudes thermiques importantes et ça aide ! Et les noix ont même un calibre plus important que la moyenne. 

Comment on la cuisine ? 

Elle s’accorde très bien avec du céleri, du bleu (Bleu du Vercors-Sassenage pour rester dans la région) ou de la poire. Mais j’ai envie de gourmandise ce matin et je vous propose de réaliser une tarte gourmande à réaliser en famille. C’est tout simple. On commence par réaliser un caramel au beurre salé en faisant fondre du sucre et dès qu’il prend une jolie couleur ambrée et on ajoute la crème fraîche, tout doucement, et le beure demi-sel. On fouette sur feu doux. Quand le caramel est prêt, on le laisse refroidir avant de le mélanger avec les œufs et la crème fraîche. On répartit les cerneaux de noix sur une bonne pâte brisée. On les recouvre du mélange œuf-crème fraîche-caramel. On saupoudre de cassonade et direction le four (180 degrés - 35 minutes). 

Surtout vos noix, achetez les avec la coque ! Les noix vendues en coquilles sont pour la majorité françaises alors qu’en cerneaux, elles sont généralement importées des Etats-Unis et elles n’ont pas de goût ! 

 

Les Ingrédients :

Pour la pâte brisée :

  • 250 g de farine 
  • 120 g beurre
  • 5 cl eau froide
  • 1 jaune oeuf 
  • 1 cuillère à café de sel

Pour le caramel beurre salé : 

  • 100 g de sucre en poudre 
  • 15 cl de crème liquide 
  • 50 g de beurre demi-sel 

Pour la garniture :

  • 250 g de cerneaux de noix
  • 2 œufs
  • 400 ml de crème fraîche
  • 2 cuillères à soupe de cassonade

Les étapes de la recette :

1. Commencer par réaliser la pâte brisée.

2. Mélanger le beurre (à température ambiante) coupé en dés, avec la farine et le sel. On ajoute un jaune d’œuf et on forme une boule.

3. On met la pâte deux heures au réfrigérateur, avant de l’étaler finement au rouleau. 

4. Pendant ce temps-là : réaliser le caramel. 

5. Faire fondre le sucre. Quand il est fondu, avec une jolie couleur ambrée, ajouter la crème liquide et le beurre demi-sel coupés en petits dés. Fouetter sur feu doux jusqu’à qu’il obtienne une belle texture. Placer le caramel dans un pot en verre. 

6. Mélanger les œufs avec la crème fraîche et 2 cuillères à soupe du caramel. 

7. Répartir les cerneaux de noix sur une bonne pâte brisée. On les recouvre du mélange œuf-crème fraîche-caramel beurre salé. On saupoudre de cassonade et on enfourne (180 degrés - 35 minutes). 

8. Décorer de cerneaux de noix avant de servir.