Les Experts d'Europe 1 - 23/10/2017

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SAISON 2017 - 2018

Chaque matin, Roland Pérez, Sylvain Chazot et Grégoire Martinez évoquent des questions de droit, de politique et de technologie.

 

Politique - Sylvain Chazot

Un débat pourrait prochainement agiter la classe politique : la possible suppression de l'universalité des allocations familiales.

C’est l’un des totems de la politique familiale en France. Le montant varie en fonction des revenus mais au final tout le monde touche les allocations. Sauf qu’aujourd’hui, certains veulent mettre fin à ce système et supprimer les aides pour les ménages les plus riches.
Le sujet est vieux comme le monde. Il a été relancé fin septembre par le député La République en Marche, Olivier Véran. "Quel est l'impact aujourd'hui de 60 euros par mois pour un couple gagnant 6.000 euros mensuels ?" s’est-il interrogé dans Le Figaro.
Nouvelle salve hier avec la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Elle évoque une possible suppression des allocations familiales pour les plus aisés. "Quand on gagne plus de 8.000 euros par mois, est-ce que cela a du sens de recevoir 32 euros ?" s’interroge-t-elle dans Le JDD.
Les chiffres diffèrent mais le constat est le même.

On imagine que tout le monde ne partage pas cette vision.

Exactement. L’ex-ministre de la Justice, François Bayrou, par exemple, veut garder cette universalité des allocations. L’objectif : favoriser la natalité en France.
Les mots de François Bayrou ne sont pas innocents mais pas de quoi faire changer d’avis Agnès Buzyn. Quelques minutes plus tard, la ministre de la Santé est l’invitée du Grand Jury où elle répète que le débat est ouvert, sans tabou. Surtout, elle contredit par média interposé François Bayrou.
François Bayrou n’est plus ministre mais il se vante d’avoir toujours l’oreille attentive d’Emmanuel Macron. Apparemment, cela ne fonctionne pas aussi bien avec Agnès Buzyn.