L'immobilier en réalité augmentée, Vinvin, nature en souffrance

SAISON 2016 - 2017
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Elisabeth Assayag, Nicolas Carreau et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

Bonjour Elisabeth Assayag. Ce matin vous nous parlez d'immobilier et plus précisément des nouvelles façons de louer ou d'acheter un appartement.

 

Oui, ce sont des techniques innovantes développées par des start-up spécialisées dans l’immobilier. Par exemple : imaginez que vous puissiez visiter le bien qui vous attire mais sans vous déplacer ! Vous entrez dans une agence, ou bien même de chez vous, munis d’un casque de réalité augmentée vous visitez un bien en 3D et à 360 degrés dans lequel vous pouvez vous déplacer. C'est possible! C'est la start up habiteo qui propose cette formule.

 

Ça marche pour tous les biens ?

 

Oui, des appartements qui existent déjà, mais aussi dans les programmes neufs. Dans ce cas là, avec votre casque sur la tête, vous configurez l’appartement selon vos souhaits : couleur sur les murs/ papier peint/ distribution des pièces/ meubles de cuisine. Exactement la même chose qu’un configurateur de voiture, sauf que là c’est pour un appartement et que vous êtes dedans !

 

Ça paraît quand même osé d'acheter un appartement sans le visiter "pour de vrai". Mais ces start-up font elle tout à notre place?

 

Quasiment. Vous connaissez sûrement les chasseurs d’appartements ? Et bien grâce au succès des émissions de télé-réalité autour de l’immobilier des start up comme homeleo propose de trouver le chasseur d'appartement qui correspondra à leur recherche. Le type de bien/ la surface/ la zone géographique) et le site soumet à l’acheteur trois profils de chasseurs. Et puis une fois que vous avez trouvé votre bien, au lieu de vous encombrer de paperasse le site My Notary propose de rassembler' tous les documents requis pour une opération immobilière. Vous avez même un "tchat’" en ligne pour échanger avec des banquiers ou des notaires.

 

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Nicolas Carreau, ce matin, vous nous avez trouvé un OLNI: Objet littéraire non identifié

Oui. Vous avez raison d’utiliser cette expression. On l’utilise un peu trop, à tort et à travers pour parler d’un roman à la narration un peu inhabituelle ou pour un livre qu’on ne sait pas où classer. Mais là, oui, c’est un véritable, un authentique OLNI. Parce que l’histoire du livre est aussi étrange que le livre lui-même. Ça s’appelle 20/20. Peut mieux faire. Il est signé Vinvin.

Vinvin ?

Oui. C’est le surnom de l’auteur. Son vrai nom, c’est Cyrille de Lasteyrie, de très haute noblesse. Monsieur est marquis. Mais il est surtout connu pour son blog qui notait les événements de la vie sur 20. Il a par ailleurs fait de la télé, de la radio. Deux one man show. Bref, c’est un touche-à-tout. Un jour, il s’est réveillé en se disant. Tiens, j’écrirai bien un livre. Un livre sur lui en plus. Mais bon, Vinvin, ce n’est pas non plus une superstar. A part ses followers sur Twitter et Facebook – ce qui fait quand même quelques centaines de milliers de personnes, personne ne le connait. Mais quand il a une idée dans la tête, il ne lâche pas. Alors, il y va. Il a des propositions d’éditeurs, mais il se dit qu’on va lui prendre la tête avec le marketing, qu’on va lui imposer des choses, et tout donc il décide en plus de s’auto-éditer ! D’imprimer lui-même, tout.

Mais il faut de l’argent pour ça

Exactement. Il monte donc un projet de financement participatif sur le site Ulule. Il demande un peu, mais en obtient plus que prévu. Et voilà, le livre sort demain en librairie.

Et qu’est-ce qu’on trouve dans ce livre

C’est là que l’expression OLNI convient bien. On trouve tout dans ce livre ! Et rien. Ce sont des chapitres très courts. 112 textes, avec à chaque fois une note de 0 à 20. Ça va d’un portrait de sa grand-mère maternelle, un personnage. Elle a eu 20/20. Des considérations sur le monde, la vie, l’univers, la religion. De mauvaises blagues, des textes émouvants. Des dessins aussi ! Puisque grâce à l’argent des internautes, Vinvin a recruté dix illustrateurs de génie, des dessinateurs de BD comme Ptiluc ou Romain Pujol, le créateur des lapins crétins.  Il y a même des textes sur des gens parfaitement inconnus. Mais Vinvin avait promis à ceux qui donnaient plus de 500 euros de leur consacrer une page. Il y a eu 6 généreux donateurs. Et ça donne de bonnes surprises sur le papier. On saute de page en page. Parfois, rarement quand même, on se fout totalement de ce qu’il nous raconte et parfois on tombe sur une petite bulle de talent. Je vous conseille

20/20. Peut mieux faire. De Vinvin donc. Merci Nicolas 

 

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La presse en région avec Marion Calais. Marion, à la Une, la nature en souffrance.

C'est normalement la plus belle saison, le printemps. Tout pousse, soleil et pluie s'associent. Sauf que la situation en cette année 2017 n'est pas rassurante.
Il y a d'un côté, le manque de pluie, Le Maine Libre a fait les comptes pour le mois d'avril. Dans la Sarthe, 17 jours d'affilée sans la moindre précipitation. Et pour limiter les dégâts, il faut donc agir. C'est ainsi qu'en Haute-Savoie, le niveau alerte sécheresse vient d'être activé. Il prévoit comme l'explique le Dauphiné Libéré, l'interdiction du lavage des voitures, pour les particuliers, l'interdiction de remplir les piscines ou le lavage des voiries. 

Et en ce printemps, la nature souffre aussi à cause du froid. La FNSEA demande des aides après le gel écrit La Charente Libre. Et si Vosges Matin évoque des gelées tardives fatales, Vaucluse Matin estime de son côté le préjudice à 50 millions d'euros dans le vignoble autour du Ventoux. 3.000 hectares détruits. Christian Estrosi -le président de région- se rend sur place aujourd'hui.

 

La personnalité du jour ou plutôt les personnalités du jour espèrent pouvoir enfin pratiquer sa passion librement.

 

Elles s'appellent Masoma et Zahra. Elles sont sœurs, elles ont 20 et 19 ans.  Et elles viennent de s'installer à Guéhenno en Bretagne avec leurs proches. C'est une famille originaire de Lille qui s'est intéressée à leur histoire. Celle de deux jeunes filles passionnées de cyclisme d'Afghanistan. Insultes, jets de pierres, jets de tomates, voilà à quoi les expose la moindre sortie. Alors quand Thierry découvre leur histoire à la télé, avec son père ancien cycliste et avocat, ils décident de les contacter. Et d'effectuer toutes les démarches nécessaires pour leur obtenir visas et billets d'avion. C'est dans leur maison secondaire du Morbihan qu'ils les installent.

Et sur place, raconte le Télégramme, la solidarité villageoise prend le relais : un club de cyclisme fournit les vélos, une voisine leur fait des courses, une autre leur prête des vêtements. Et en attendant d'apprendre le français, Masoma et Zahra ont pu assister ce week-end à une étape du Tour de Bretagne, discuter avec le parrain de la course Bernard Hinaut "en regardant la course, on s'imaginait être à leur place" racontent-elles, "on fera tous les efforts qu'il faut pour y arriver". Leur rêve ultime : disputer les JO en portant le maillot de l'Afghanistan.

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