Les réservations pour les vacances d’été, le rêveur illimité de James Graham Ballard et la campagne dans la dernière ligne droite

SAISON 2016 - 2017
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Elisabeth Assayag, Nicolas Carreau et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

 

Elisabeth Assayag pour la consommation

Alors que le printemps vient de commencer, on vous parle déjà de l’été.
Est-ce déjà le moment pour réserver ses vacances ?

Pour le train c'est maintenant plus que jamais puisque la SNCF ouvre ses réservations aujourd'hui.
Les ventes de billet pour les destinations France pour les mois de juillet et août sont désormais disponibles, c’est-à-dire qu’il est possible de réserver un billet du 30 juin au 27 août dès ce matin sur voyage-sncf.com et dans les gares.
Les chasseurs de promos seront sur le terrain préféré, notamment pour les offre des TGV ouigo avec des tarifs à partir de cinq euros pour les enfants et 10 euros pour les adultes. Pour les TGV classiques, vous aurez accès si vous êtes les plus rapides aux meilleurs tarifs, surtout si vous visez des dates très prisées comme les départs pendant les week-end.
 
Pour les avions, vaut-il mieux s'y prendre en avance également ?
 
Alors pour avoir les meilleurs tarifs pour les billets d'avion, c'est beaucoup plus aléatoire.
D'abord, si vous faîtes vos recherches sur internet, attention aux adresses IP de votre ordinateur qui peuvent nous faire croire que l'avion se remplit très vite.
Vous l'avez compris, l'objectif est de nous inciter à acheter rapidement et au prix le plus fort.
Les offres de dernière minute pour les billets d'avion ne sont pas du tout des bonnes affaires. Même si nous avons pris l’habitude de faire nos achats au dernier moment, il faut acheter en avance. L’idéal est de s’y prendre sept mois à l’avance pour avoir les prix les plus intéressants, qu’il s’agisse de compagnies nationales ou low cost.
Mais juillet et août restent les mois les plus chers et à moins d'avoir déjà réservé vos billets, vous n'obtiendrez pas d'excellents tarifs pour ces dates-là.
Le jour le moins cher pour acheter des billets d'avion sur internet, c 'est le lundi.
 
Y a-t-il déjà des tendances pour les destinations ?
 
En France, l'été se passera en Bretagne et à la montagne si l'on en croit les premières réservations.
La région Paca est en léger retard de réservations. Pour l'étranger, l’Espagne, les Baléares et la Grèce sont en tête.

 

Nicolas Carreau pour le Livre du jour

Le rêveur illimité de J.G. Ballard aux éditions Tristram

Un grand nom de la science fiction.

Si ce n’est le plus grand nom : JG Ballard. L’auteur d’IGH ou de Crash ! Les éditions Tristram publient dans leur collection "souple", Le rêveur illimité, sorti en 1979. Rien que le titre donne le ton.

Qu’est-ce que ça raconte ?

C’est l’histoire de James Blake, un jeune homme, rêveur donc, solitaire, un peu étrange aussi. Il n’a qu’un seul but dans la vie : voler. Il a eu une jeunesse un peu difficile, exclu de nombreuses écoles. Mais il fait partie de ses ados sûrs qu’un jour ils accompliront quelque chose de vraiment extraordinaire. Au début du roman, nous sommes à Londres. A l’aéroport. James est employé pour nettoyer les avions après le départ des passagers. Il traine au milieu des avions, ils discutent avec des pilotes. Il apprend quelques rudiments.

Et un jour, il décolle ?

Exactement, à bord d’un petit avion. Il est un peu barge, James, voire complètement taré. Mais quand il a une idée en tête, il va au bout de son rêve. Et il décolle donc, effectivement. Mais une fois en l’air, il ne sait pas trop quoi faire. Il n’a jamais piloté de sa vie. Le moteur commence à chauffer, puis un incendie se déclenche. C’est le crash, dans la Tamise. Il s’en sort miraculeusement et échoue sur les rives. Il est dans une petite ville de banlieue, Shepperton. Il est recueilli, soigné. Puis il essaye de s’en aller. Il est quand même en fuite. Il a volé un avion, l’a crashé. Et juste avant ça, je ne vous ai pas dit, mais il a commis une tentative de meurtre. Il s’en va à pieds donc. Mais tout le ramène à Shepperton. Comme s’il en était prisonnier. Et on le suit dans cette errance en vase clos. C’est un roman halluciné, comme beaucoup de romans de JG Ballard. On ne sait jamais vraiment si l’on se trouve dans le rêve ou la réalité. En revanche, on sait qu’on lit un génie.

Le rêveur illimité donc aux éditions Tristram.

 

Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

À la Une, la campagne dans la dernière ligne droite.

Évidemment, le choix de Manuel Valls de soutenir Emmanuel Macron revient largement en première page. "Valls laisse Hamon en rase campagne" titre La Nouvelle République. Pour le Républicain Lorrain, "Les socialistes se retrouvent éparpillés façon puzzle". Et du coup, les militants s'insurgent. Comme cette marseillaise qui porte plainte contre le PS pour abus de confiance. Elle explique dans la Provence : "lors de la primaire qui a coûté deux euros, l'ensemble des membres du PS se devait de soutenir le candidat élu. Cette clause n'a pas été respectée par monsieur Valls et ses acolytes. Je m'estime dit-elle victime d'abus de confiance. Sa plainte déposée hier après-midi vise donc le Parti et la haute autorité des primaires.
De son côté, François Fillon tire la sonnette d'alarme dans le Télégramme. Entretien accordé par le candidat de la droite au quotidien breton, alors qu'il est attendu ce jeudi au congrès de la FNSEA à Brest, avant un meeting ce soir à Quimper. L'ancien Premier ministre y déclare la France au bord du précipice en état de décrochage.

La personnalité du jour est un patron qui mise sur les idées des plus jeunes !

Son slogan pourrait être "le talent n'attend pas le nombre des années" comme le résume le Courrier de l'Ouest ce matin. Ce patron s'appelle Emmanuel Cadiou PDG d'une agence spécialisée dans le numérique installée à Niort. Il vient de lancer, avec l'agglomération, un concours destiné aux 13-17 ans. Start up toi-même, c'est le nom de ce concours qui permettra aux candidats retenus de développer au sein de l'agence leur projet digital. Le maire de Niort (qui a beaucoup misé sur les nouvelles technologies pour le développement du territoire) veut y voir une sorte de camp numérique. Pour notre patron Emmanuel Cadiou, il s'agit aussi de porter un regard différent sur ces jeunes qu'on critique en permanence pour être rivés sur leurs écrans. "les moins de 18 ans, explique-t-il, se passionnent pour les réseaux sociaux, les jeux vidéo, ils vivent autrement avec le digital et en réalité, on ne se préoccupe de leur immense créativité qu'après leur scolarité". L'idée est donc de bousculer un peu les idées reçues, avec l'espoir aussi pour ce patron de dénicher la prochaine bonne idée digitale.

 

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