Les emballages des produits alimentaires sont souvent trompeurs, Monsieur le prof et la préparation des vendanges

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SAISON 2015 - 2016

Elisabeth Assayag, Nicolas Carreau et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

 

Marion Calais pour la Presse Quotidienne régionale

Ce matin, on prépare les vendanges !

Dans l'entre deux mers, le rendez-vous est fixé entre le 10 et le 25 septembre. C'est à ce moment-là que débutera la récolte assure Sud Ouest. Une Récolte prometteuse estime les viticulteurs de la région.
Mais le constat n'est pas le même partout, ainsi l'Indépendant évoque ce matin pour les vignerons de l'Aude, la plus petite récolte du siècle. C'est vrai que sur la photo qui est à la Une la vigne n'est pas belle à voir : des feuilles jaunies et des raisins desséchés, la faute à la sécheresse. Avec sans doute des rendements en baisse de 40 à 60%.
Pas loin de là, dans l'Hérault, c'est la grêle qui a détruit les vignes. Stéphane Le Foll, en visite au pic Saint Loup, a annoncé le lancement d'un audit pour améliorer la couverture des viticulteurs via les assurances. C’est insuffisant pour nombre de professionnels cités ce matin dans Midi Libre.

L'initiative du jour en régions : ce sont les vacances un peu particulière d'une famille de mélomanes !

Chaque été, François, Odile et leurs enfants se retrouvent. Jusque-là, rien d'extraordinaire sauf que, chez eux, les vacances se déclinent en musique avec une tournée puisque tous sont musiciens. La plupart même font partie de grandes formations françaises ou européennes.
À eux seuls donc, ils peuvent former un orchestre et c'est ce qu'ils font le temps d'un été. Le papa François à l'orgue et la maman au hautbois. Au départ, elle aussi était organiste mais elle le confie dans Ouest France : "deux orgues à la maison, c'était un peu trop" alors, elle a opté pour un instrument plus discret. Quant aux six enfants, eux, jouent du cor, de la harpe, de la contrebasse et du violon.
Si au départ, il y a 10 ans, ils avaient imaginé cette tournée comme un événement éphémère pour financer l’achat d’une harpe pour l’un deux. Aujourd'hui, ils n'imaginent plus passer un été sans une tournée en famille, ils veulent conserver le contact avec le public.

 

Nicolas Carreau pour Le Livre du jour

Monsieur le prof aux éditions Flammarion.

Ce matin, un livre de circonstance en cette rentrée scolaire.

Il aurait pu s’appeler la vengeance des profs, mais le titre est plus sobre. C’est simplement : monsieur le prof. C’est aussi le nom de l’auteur qui préfère conserver son anonymat. En fait, il s’agit de son pseudonyme sur Twitter. Son compte est suivi par 150.000 personnes et chaque jour, il nous raconte son quotidien de prof d’anglais au collège avec beaucoup d’humour et surtout, surtout sans épargner ses élèves.

Mais c’est un vrai prof ?

Oui et de vrais élèves qu’il adore mettre en boite. Ce livre, chez Flammarion, compile le best of de son compte Twitter. Le livre commence avec cette phrase magique « La seule chose qui me motive à me lever chaque matin, c’est de savoir à quel point mes élèves seraient heureux si j’étais absent ». Il tient son journal et à la date du 27 février, on peut lire : "10 minutes de retard ce matin. J’ai été accueilli par un chœur de "Oh noooon, il est là…" Le plus beau métier du monde qu’ils disaient".
Il récupère les petits mots que s’échangent les élèves aussi : on peut lire : "je peux venir chez toi un jour". C’est un garçon qui écrit ça. Ensuite, on a la réponse. C’est une fille, si l’on en croit le rond sur le i : "pourquoi ?", demande-t-elle. Et la réponse du garçon : "comme ça".

C’est pour ça que vous parliez de vengeance, il se moque un peu ?

Beaucoup même ! C’est le moyen qu’il a trouvé pour ne pas craquer parce qu’il y a de quoi parfois. Quand un élève lui demande par exemple s’il est "angleterrien" parce qu’il est prof d’anglais. Ou alors : Madagascar, c’est aux États-Unis ? Donc il se venge. "Ce que mes élèves ne savent pas, dit-il, c’est que mes copies corrigées sur fond des Lacs du Connemara ont en moyenne deux points de plus que les autres".

C’est plein de petites anecdotes, vraiment très drôle. "Je rends un contrôle à un élève qui m’avait rendu copie blanche", "ouah j’ai 0, il est sans pitié". "Je me demande à quoi il s’attendait".
Il s’amuse aussi pendant les contrôles, monsieur le prof, parce que lui, il s’ennuie. Il a quelques habitudes : "rester trois minutes derrière l’intello de la classe pour le faire stresser". "Ricaner après avoir jeté un œil à la copie". "Donner volontairement un coup de pied dans le sac d’un élève puis leur demander de les ranger". Ou alors : "mettre le doigt sur la phrase d’un élève sans rien lui dire pour le faire psychoter".

Un livre à mettre dans son cartable pour la rentrée donc, mais dans le cartable des profs.

 

 

Elisabeth Assayag pour la consommation

Selon une enquête de 60 millions de consommateurs, les emballages des produits alimentaires ne ressemblent pas toujours à ce que l’on trouve à l'intérieur.

Lorsque l’on est dans les rayons des supermarchés, on a parfois envie de tout goûter et pourtant une fois ouvert ce n'est pas forcément le cas ?
 
La réalité n'a souvent rien à voir avec la photo. Prenez par exemple un plat de lasagne ricotta épinard de Lustucru, on y voit de belles couches de lasagnes, avec une garniture abondante et une fois réchauffée au micro-onde, on se retrouve avec un plat affaissé qui ressemble davantage à une bouillie.
C’est le même constat avec un joli paquet de cookies au chocolat de la marque Cadbury. On a envie d'y goûter aux grosses pépites de chocolat bien visibles sur le paquet, pourtant quand on les retire de leur barquette, on dirait que les pépites de chocolat ont rétréci au lavage.
 
C'est logique, il faut aussi que l'industriel donne envie quand on est dans le rayon du supermarché. C’est du marketing ?
 
Effectivement c 'est du marketing, mais la question qui se pose c'est jusqu'où ce marketing peut-il aller? Notre journaliste Elisabeth Assayag a eu l’occasion de parler avec un photographe spécialisé dans les photos de produits industriels et il ne s 'en cache pas.
Pour les glaces par exemple, qui ont l'air fondante et moelleuses, très souvent il s'agit en fait de simple glaces en plastique.
Pareil pour donner envie de manger une pizza aux légumes, les industriels ajoutent de l'huile pour donner de la brillance aux tomates ou aux poivrons.
L'objectif est de sublimer le produit donc oui c 'est du marketing. Les consommateurs ont aussi envie de croire en ces images qui sont rassurantes et qui donnent envie mais d'après l’enquête de 60 millions, les industriels jouent avec la loi en permanence, ils sont limites.
 
Mais que risquent justement les industriels si on s’aperçoit que le plat n'a rien à voir avec la photo ?
 
Justement le problème c 'est que aujourd'hui il n'y a pas de règles précises pour savoir s 'il y a tromperie commerciale entre la photo et le contenu. La seule façon de le démontrer c’est par exemple si une crème dessert est présentée avec des gousses de vanille alors que le fabriquant a seulement utilisé des arômes ou bien si la photo montre des crevettes par exemple alors qu'il n y en a pas dans le produit.