Les agriculteurs qui sont vent debout contre la fraise espagnole, la revue America et des artisans qui veulent faire connaître leur métier

SAISON 2016 - 2017
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Elisabeth Assayag, Nicolas Carreau et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

Elisabeth Assayag pour la consommation

Un producteur de fraises vient de porter plainte contre l'Espagne.

Un maraîcher bio, installé près de Soissons, a découvert lors d'un déplacement en Espagne que les producteurs de fraises là-bas utilisent des pesticides interdits par Bruxelles et en grande quantité. Ces pesticides permettent une grosse production de fraises à des prix ultra bas. Pour vous donner une idée, ces fraises espagnoles se retrouvent en vente à Rungis à 80 centimes les kilos contre huit euros pour les fraises bio françaises.

Mais la qualité n’a rien à voir ?

Rien à voir. Les fraises d’Espagne arrivent dans des camions réfrigérés à deux degrés, alors oui, elles sont rouges et appétissantes mais dès que vous les croquez, il vaut mieux mettre du sucre et de la chantilly pour se dire qu’on mange des fraises.
En France, on la cultive surtout en mai et Juin. Certains producteurs, regroupés autour d’une association nationale qui s’appelle AOP fraises de France, les ramassent à la main. Elles sont cultivées sous serres et arrosées au goutte à goutte. Ce sont toutes ces choses qui font que son goût est parfumé tantôt sucré tantôt acidulé, elles sont juteuses et tendres à la fois.

Comment s’y retrouve-t-on dans toutes ces variétés de fraises ?

Il en existe une trentaine de variétés et elles ont chacune un petit nom.
La guariguette, c’est la star des fraises et la première à arriver sur les étals. La charlotte, qui dégage un parfum de fraise des bois est rouge vive. La ciflorette est la plus sucrée, elle a le goût du bonbon. Elle présente une forme allongée et elle est orangée.
Pour les choisir, il faut qu’elles soient fermes, parfumées et de couleur uniforme.

 

Nicolas Carreau pour le Livre du jour

Comme tous les vendredis, il ne s’agit pas d’un livre mais d’une revue.

Il s’agit du tout premier America, au format livre, un mook. C’est une revue conçue par Eric Fottorino et François Busnel. Elle est consacrée comme son titre l’indique à l’Amérique et à la littérature américaine en particulier.

C’est épais, il y a de quoi lire.

Une nouvelle inédite de Fitzgerald, par exemple. On en reparlera puisqu’un recueil de nouvelles de l’auteur de Gatsby le magnifique sortira le 4 avril prochain. Vous pouvez déjà découvrir celle intitulée Reconnaissance de dettes. Inédit aussi : un extrait du prochain roman d’un autre grand mythe américain mais contemporain, celui-ci : Jay McInerney. Le roman s’appelle Les jours enfuis, c’est un peu la suite de son grand livre Trente ans et des poussières. Il sortira au mois de mai aux éditions de l’Olivier, mais on découvre déjà le premier chapitre dans America.

Barack Obama est en couverture.

L’ex président a accordé un entretien à un critique du New York Times. Il y parle de ses goûts littéraires et de la place de la littérature dans sa vie. Il y explique notamment comment lorsqu’il a vécu en Indonésie dans son enfance, les livres lui permettaient de se raccrocher à un monde bien à lui. Il y évoque aussi les nouvelles qu’il a lui-même écrites. Il parle aussi de ses lectures. Des classiques et des plus contemporaines, comme les Apparences, vous savez, adapté sous le titre Gone Girl au cinéma et les Furies dont on a parlé il y a quelques semaines ici même.

America donc, une nouvelle revue à découvrir.

 

Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

À la Une, des artisans qui veulent faire connaître leur métier.

À partir d'aujourd'hui et jusqu'à dimanche, journée européenne des métiers d'art. Et dès ce matin, vos journaux nous emmènent à la rencontre de maitre-verrier dans le Courrier de l'Ouest en Anjou ou de peintre sur porcelaine près du Mans dans le Maine Libre.
Dans le Grand Est, ce sont ainsi 200 professionnels qui ouvriront leurs portes ce week-end précise l'Est Républicain. Dont Jean-Marc Pascual, devenu après reconversion un docteur des livres en quelque sorte. Il y a une dizaine d'années, il s'est lancé dans la reliure, si, si, ça existe encore. Aujourd'hui, il restaure et solidifie des ouvrages anciens. Il crée aussi des pièces uniques qui habillent des livres à la demande.
Des artisans comme autant de passeurs de savoir-faire. Dominique Parquet, ébéniste, dit par exemple sa fierté dans le Parisien du travailler du bois local, uniquement des essences qui poussent en Seine-et-Marne où il est installé. Le tout dit-il, "sans toutes ces colles et produits toxiques qui émanent des meubles de la grande distribution". Du vrai sur mesure qui c'est vrai a un coût. Une table chez lui coûtera ainsi 1.000 à 3.000 euros.

La personnalité du jour veut mettre à l'aise les demandeurs d'emploi.

Et pour ça, il les installe dans le noir. Hervé Blassier est lui-même aveugle. Et à l'occasion d'un forum de l'emploi et de l'étudiant à Bussy-Saint-Georges, en Seine-et-Marne, il a imaginé un atelier de recrutement dans le noir total. "les gens sont plus à l'aise, assure-t-il dans le Parisien, quand ils ne voient pas la personne qui est en face d'eux". Et c'est vrai confirme Vera qui a tenté l'expérience que le dialogue s'est noué facilement. "j'ai parlé naturellement, dit-elle, ça s'est très bien passé". "On est plus détendu, ajoute un jeune homme qui lui, juge, perturbant le regard de l'autre qui vous juge pendant un entretien d'embauche". L'idée ici c'est de conseiller, de mettre à l'aise les demandeurs d'emploi, les étudiants en vue de prochains entretiens. C'est une préparation en quelque sorte, mais une employée de Pôle Emploi du secteur imagine déjà le concept transposé à des jobs dating. Qui sait peut-être le début d'un nouveau mode de recrutement !

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