Le secteur beauté, hors-série Society, le roi des poubelles

SAISON 2016 - 2017
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Elisabeth Assayag, Nicolas Carreau et Valentine Desjeunes font le point sur l'actualité du jour.

Elisabeth Assayag bonjour, ce matin vous nous parlez de la beauté. C'est un secteur qui est en progression, d'ailleurs l'enseigne Sephora a ouvert hier son premier magasin en Allemagne.

Oui, la grande enseigne de maquillage et de soins met le cap sur l'Europe et elle a choisi l'Allemagne pour se lancer. Elle est déjà implantée en Asie et aux Etats Unis mais l'Europe c'est surtout pour tester des innovations, des nouvelles idées sur les "millénnials" vous savez cette génération des 18-35 ans qui bousculent le monde du luxe et du commerce avec les réseaux sociaux. Aujourd'hui Instagram ou encore Youtube sont les rois du marché de la beauté.

Les jeunes cliquent sur un lien regardent  le fameux avant après et si ça leur plait ils commandent. Mais il faut que le résultat soit bluffant. C'est dans cette suite logique que ce magasin qui s'ouvre à Munich va miser justement à fond sur les innovations.

 

Alors quels types d'innovations peut-on installer dans le monde de la beauté. 

 

Pour s'adresser aux jeunes il faut les prendre par la main et mettre à leur disposition des conseils personnalisés et des petits services pas très chers mais efficaces. De façon à les faire entrer dans le magasin, créer du trafic. C'est une génération qui prône la décroissance plutôt que la surconsommation. Ils veulent se faire du bien plutôt que de dépenser de grosses sommes d'argent, donc ça donne des bars à maquillage. Vous vous faites maquiller 15 minutes chrono, des brushings en 10 minutes, des bars  à ongles, des espaces dédiés aux marques coréennes qui ont la réputation de proposer des produits miracles. Ou encore une crème magique en format poche donc pas chère.

 

Ça bouge donc dans les innovations beautés et d'ailleurs de nombreuses marques surfent sur ce marché.

 

Oui, l'Insee l'a démontré dans une enquête récemment, les ménages consacrent une part de plus en plus importante de leur budget aux soins beauté, c'est en moyenne 3.000 euros par an et par ménage en 2015. C'est énorme, et  c'est  l'innovation qui fera monter le marché.

Ça ne concerne pas seulement les marques de luxe. Auchan par exemple vient de lancer sa propre marque d'hygiène beauté avec la marque Cosmia, qui sera présente dans toutes les enseignes du groupe  à des prix bas.

 

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Nicolas, ce matin, c’est vendredi. Donc pas de livres mais une revue. Une revue qui fait peur ce matin.

Eh oui, puisqu’il s’agit de Society, un hors-série dédié au Crime ! En partenariat avec Europe 1 d’ailleurs. Les lecteurs de Society savent qu’entre deux sujets, deux reportages, ils aiment bien insérer quelques pages de faits divers parfois. Mais pas de petits fait div’ crapuleux et glauques, sans panache… Non de vraies histoires de polars, à ceci près qu’elles sont tristement réelles. Eh bien, là, ils se sont lâchés, ils ont consacré tout le magazine à ces histoires incroyables, mais vraies. Et surtout – c’est important – pas trop rebattues.

Lesquelles par exemple ?

Alors, j’ai du mal à choisir, elles sont toutes fascinantes et racontées dans la longueur. Le portrait de Pablo Escobar par son fils, par exemple. Rien à voir, mais il y a aussi le serial killer aux 32 victimes dans le Pas-de-Calais, il court toujours d’ailleurs.

Ah bon ?

Oui, mais il ne tue que des chats. Il empoisonne les chats du quartier ! Un criminel courageux. Beaucoup plus fou, l’incroyable histoire d’Amanda Knox. Alors, on la connait mieux cette histoire, elle a été très médiatisée. C’était en Italie, en 2007. Cette jeune Américaine a été accusée du meurtre de sa colocataire  anglaise en Erasmus, Meredith Kercher. Une "beauté vénéneuse", cette Amanda, comme écrit Society. N’empêche, on n’a jamais pu prouver totalement sa culpabilité. Elle a fait 4 ans de prison, mais elle a été innocentée en mars 2015. L’affaire est close maintenant. Mais Society a obtenu la version longue d’Amanda qui raconte comment elle a vécu l’affaire. Comment elle était coupable, forcément coupable. C’est troublant.

Alors, il n’y a pas que des meurtres, hein. Il y a aussi l’histoire du casse du siècle, en Argentine. Ils étaient sept en 2006. Ils ont dérobé dans une banque de Buenos Aires 19 millions d’euros et 80 kilos de bijoux. Tout ça, sans tirer un coup de feu et malgré 300 Policiers qui encerclaient la banque. Mais quand le groupe d’intervention rentrent, ils ne trouvent que les otages et un mot dans la cave : "Dans le quartier des rupins, sans arme et sans rancœur, ce n’est que de l’argent, pas de l’amour". Fernando Auraujo, le cerveau, raconte son plan dans ce hors-série.

Hors-série de Society baptisé "Crime", tout simplement. Merci Nicolas.

 

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La presse en région avec Valentine Desjeunes et aujourd'hui il est question de trains.

 

Et un grand TGV à la une du Télégramme ! "La Bretagne accélère" titre le quotidien breton. C'est dimanche que le premier train de la ligne à grande vitesse arrivera dans la région, mettant ainsi Brest et Quimper à trois heures et demie de Paris. Pour l'occasion, de véritables mutations ont eu lieu  à travers notamment la rénovation, parfois complète des gares.

Mais tout n'est pas rose pour la ligne à grande vitesse. "La LGV Sud entre Bordeaux et Toulouse n'est plus d'utilité publique". "Une grosse épine sous les rails de la LGV" pour le journal Sud-Ouest, à la suite de la décision du tribunal administratif qui vient donc d'annuler la déclaration d'utilité publique des aménagements de la LGV au sud de Bordeaux. Une décision qui va ralentir une nouvelle fois le projet de ligne à grande vitesse jusqu'à Toulouse.

Lui, pour le coup, est allé beaucoup trop vite, "Le conducteur du train en avait trop sifflé" titre le Journal du Centre. Un cheminot a été contrôlé à 3,34 grammes d'alcool dans le sang et n'a pas pu arrêter son train en gare de Nevers. Il est passé à 110 km/h sous le nez des voyageurs sur le quai.

 

La personnalité du jour, on ne pouvait pas passer à côté ce matin. Le redoutable roi des poubelles.

 

Tout le monde l'appelait Loulou et il avait un cœur gros comme ça. "Adieu Loulou", la photo de Louis Nicollin mort hier le jour de ses 74 ans, barre la une de Midi Libre. Passionné de foot, président du Montpellier Hérault, Louis Nicollin était avant tout un entrepreneur avisé qui avait bâti un empire, il y a 50 ans, il avait décroché le contrat des poubelles de la ville et s'apprêtait à fêter cet anniversaire ce week-end. Dans le foot aussi il avait tout gagné. Midi Libre revient sur l'histoire du Montpellier Hérault, un petit club devenu grand. L'histoire d’irréductibles gaulois capablent de survivre dans le marigot du football business sans perdre son âme. Sacré champion de France en 2012, il avait permis à son président d'atteindre le nirvana. Louis Nicollin l'a rejoint hier, le jour même de ses 74 ans.

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