Enquête sur les crèmes solaires, Charlie Martz et autres histoires d'Elmore Leonard et un sacré coup de chaud

SAISON 2016 - 2017
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Elisabeth Assayag, Nicolas Carreau et Marion Calais font le point sur l'actualité du jour.

 

Elisabeth Assayag pour la consommation

En cette période de canicule, la crème solaire est essentielle même si on vit en pleine ville.

Il ne suffit pas d'être à la plage ou au bord d'une piscine pour se dire qu'il faut se tartiner de crème solaire. La crème solaire est nécessaire dès les premiers rayons de soleil et encore plus quand il y a un épisode de canicule comme celui que nous vivons en ce moment. D'après les recommandations de l'agence du médicament, pour un adulte de corpulence moyenne il faut appliquer l'équivalent de six cuillères à café normalement toutes les deux heures. Si on est en plein air pour se protéger du soleil, une suffira sur le visage si on est habillé. Donc si vous êtes au bureau toute la journée, vous mettez de l’écran total le matin avant de partir et au moment du déjeuner si vous sortez prendre l’air.

Toutes les crèmes se valent-elles ?

Absolument pas et d’ailleurs, l’enquête de 60 millions de consommateurs (dès jeudi dans les kiosques) à propos des crèmes solaires positionne en numéro 1 la crème solaire de la marque Avene. C’est comme pour les produits alimentaires, il faut regarder attentivement les étiquettes et sélectionner celles sur lesquelles on peut lire quelques indications. Donc si l’étiquette est détaillée, c’est plutôt bon signe. Là ou il n y a pas d’étiquette, on ne prend pas. À éviter, les crèmes qui affichent des noms compliqués comme l'etylexyl methoxycinnamate, ce sont des produits qui miment les actions thyroïdiennes ou encore l’octocrylene qui est un filtre chimique qui peut imiter les actions des hormones et qui peut provoquer des allergies au soleil.

Les crèmes pour enfants valent-elles le coup ?

Pour les enfants le meilleur rempart contre le soleil c’est le tee-shirt. la casquette et les lunettes. Évidemment si vous avez des enfants, il vaut mieux acheter une crème solaire spécial enfant même si là aussi les étiquettes restent confuses.

Et les bio on les prend sans hésiter ?

D’importants progrès dans les formules ont été faits car il y a encore cinq ans les crèmes solaires bio étaient épaisses et blanches. Dans les bio, on trouve seulement des filtres minéraux, pas de filtres chimiques. Mais aussi des actifs apaisants et des huiles végétales.
Mais on ne le répétera jamais assez, la meilleure protection c’est l'ombre et éviter les heures chaudes en plein soleil c’est à dire entre 12 heures et 16 heures.

 

Nicolas Carreau pour le Livre du jour

Charlie Martz et autres histoires de Elmore Leonard chez Rivages/Noir

De courtes histoires d’un grand écrivain.

Charlie Martz et autres histoires, chez Rivages/Noir. Huit nouvelles inédites de Elmore Leonard. Nous, on ne le connait pas ou peu, mais il fait partie du Panthéon des grands écrivains américains. Par exemple, le film de Tarantino, Jackie Brown, est en fait une adaptation de l’un des romans de Leonard. Pareil pour le western 3h10 pour Yuma, grand classique. Ou Hors d’atteinte avec George Clooney, même chose. Je vais pas tous vous les faire. Il y a aussi une émouvante préface de son fils avant les nouvelles. Il nous raconte ses souvenirs, les images de son père qui écrivait sur des feuilles A4 jaune. Et un jour, il lui demande : qu’est-ce que tu écris ? Réponse : une nouvelle dont le titre est Charlie Martz.

C’est cette nouvelle qui donne son titre au recueil ?

Oui. Et c’est aussi la première. Ambiance western. Un homme arrive à cheval dans un petit village. Il a l’air d’avoir fait un long voyage. Il fait très chaud. L’inconnu rentre dans le saloon. "Le meilleur saloon de la ville", lui dit le barman. En même temps, c’est le seul saloon à 50 kilomètres à la ronde. Le barman et un client essaye gentiment d’entamer la conversation, lui demande d’où il vient, où il va, les politesses d’usage. Mais l’homme ne répond pas, il grogne un peu, avant de carrément leur dire de se mêler de leurs oignons. Petit détail, il a un revolver sur le côté, à la cow boy et un autre qui dépasse du pan de sa veste.

Vaut mieux pas trop l’embêter !

Non, ce serait dommage de l’énerver. Mais soudain, le barman évoque Charlie Martz, le shérif de la ville… Et là, l’inconnu réagit. Il a l’’air de bien, très bien connaitre ce Charlie Martz. Et pas sûr qu’il ne lui veuille que du bien… Mais il y a de tout dans ce recueil. Plein de style d’histoire différentes. De l’aventure, du polar, du western donc. Et puis une autre, superbe, qui raconte l’histoire d’un homme, père de famille, sans problème, coincé dans la circulation de Detroit. Il rentre chez lui, il pleut. Soudain, il voit une jeune fille, 18 ans à peu près, qui fait du stop. Elle lui rappelle sa fille, donc il accepte. Elle monte. Il ne va pas au même endroit qu’elle et s’apprête à la déposer à un carrefour quand elle plonge sa main dans son sac. Il se dit qu’elle cherche un ticket de bus et il n’a pas le cœur de la laisser attendre sous la pluie. Il la ramène donc dans son quartier directement, elle le remercie. Il s’arrête pour la laisser sortir et là, elle plonge à nouveau sa main dans son sac. Mais qu’est-ce qu’elle cherche dans ce sac ? C’est toute l’idée de la nouvelle.

Réponse donc dans Charlie Martz et autres histoires d’Elmore Leonard.

 

Marion Calais pour la presse quotidienne régionale

À la Une, un sacré coup de chaud.

Comme le titre ce matin le Populaire du Centre. 51 départements en alerte canicule "et ça ne fait que commencer" prévient l'Union.
Du coup, un peu partout, on s'organise. Dans les maisons de retraite avec des distributions d'eau régulières comme illustrée dans la République des Pyrénées. Sur les chantiers, les ouvriers jouent les lève-tôt écrit la Charente Libre. Rencontre avec ces ouvriers du BTP qui embauchent plus tôt pour pouvoir assurer les travaux malgré la canicule 6h-14h pour certains et 7h-16h pour d'autres. Et des ouvriers pragmatiques : "il faut froid en hiver, chaud en été. Si on ne supporte pas ça, il faut changer de métier".
Et en cette semaine de forte chaleur, eux, restent sur le qui-vive. Les pompiers surveillent attentivement les forêts comme en Aquitaine où déjà rappelle Sud Ouest, 1.000 hectares avaient brûlé fin avril dans le Médoc. Températures élevées, nappes phréatiques basses : cocktail redoutable constatée aussi dans la Vienne où les feux se multiplient dans les champs écrit Centre Presse.

La personnalité du jour va voir aujourd'hui son rêve devenir réalité.

Et il a bossé pour ça, c'est le moins que l'on puisse dire ! 6.000 heures de travail et 50.000 euros rien qu'en matériel. Voilà 10 ans maintenant que Didier Le Bouëdec construit dans sa cour, dans le Morbihan, un bateau, dans un hangar qu'il a lui-même bâti. Aujourd'hui ouvrier de l'agroalimentaire, hier, vernisseur sur un chantier naval, le quasi sexagénaire breton a toujours vécu tourné vers la mer. Avec sa première paye, il s'offre un stage de voile. À son premier CDI, il s'achète un dériveur. Et en 2006, raconte Ouest France, il se lance dans la construction de son propre voilier. "les bateaux d'occasion étaient très chers" explique Didier. Alors avec le soutien d'une association, il trace, il découpe et il assemble. Son œuvre s'appelle aujourd'hui le Guiriden, du nom d'un îlot des Glénan. Mise à l'eau aujourd'hui pour de premiers essais en rade de Lorient avant, espère-t-il, une retraite passée sur l'eau. Résumant ainsi son amour de la mer : "si le voisin ne te plait pas, tu vas plus loin. On se retrouve dans des cadres superbes, comme dans des films". C'est tout ce qu'on lui souhaite pour la retraite.

 

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