Afrique du Sud : débat autour de l'éducation sexuelle à l'école

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Face au nombre impressionnant de grosses précoces non désirées en Afrique du Sud, le département de l'éducation a proposé un vaste programme aux collèges et aux lycées.

Gros débat en Afrique du Sud autour de l’éducation sexuelle à l’école. C’est un enjeu énorme là-bas parce que c’est un pays où 15.000 collégiennes tombent enceintes tous les ans. Ça parait énorme !

Oui 15.740 exactement en 2015, ce sont les dernières statistiques rendues publiques ces jours-ci, et qui inquiètent beaucoup le gouvernement sud-africain. A cause de ce nombre très important de grossesses précoces non désirées. Ça impacte la scolarité de ces jeunes filles car elles quittent immédiatement le collège ou le lycée et y reviennent rarement. C’est un défi socio-économique pour le pays. Un défi auquel le département de l’éducation s’est attelé, en proposant un vaste programme aux collèges et lycées. Et au grand public, aux parents en particulier, invités à se prononcer sur ce programme jusqu’à la fin du mois de juillet.

Que contient ce programme ?

Il consiste à introduire dans les programmes scolaires ce qui existe déjà ailleurs, notamment en France, une "éducation complète à la sexualité". C’est-à-dire, d’abord, de l’information pour essayer de faire baisser ce taux de grossesses précoces non désirées. Information sur la prévention, les différentes méthodes de contraception, sur la pilule du lendemain et aussi sur l’interruption volontaire de grossesse. Et au-delà de l’information, le projet du gouvernement insiste aussi sur la nécessité de conseiller et d’accompagner les jeunes filles qui seraient enceintes. Par exemple, en affirmant le droit de ces élèves de ne pas être exclues des cours mais, au contraire, en leur gardant une place si elles sont absentes un temps pour accoucher. L’idée est aussi de les informer sur leurs droits et de les orienter si besoin vers des services de santé pouvant les aider. Vous voyez, c’est une proposition assez complète de solutions.

Et donc ça fait débat ?

Oui, notamment au sein de la communauté éducative et les associations de parents. Certains applaudissent, d’autres mettent en garde, craignant que l’avortement soit quasiment "enseigné", présenté comme une méthode contraceptive. Ce qui ne semble pas du tout être l’esprit de ce programme mais évidemment, le sujet est très sensible. Un gros syndicat d’enseignants, très favorable à cette réforme, dédramatise en plaidant qu’il s’agit juste là d’une meilleure information, pas de proposer l’IVG à l’école. Et une association de parents d’élèves rappelle que cette éducation sexuelle doit être faite aussi au sein des familles et auprès des garçons tout autant que des filles. Le débat public aura eu le mérite de mettre en lumière les responsabilités de chacun sur cette question.

Et puis direction l’Argentine, notre nouvel adversaire en Coupe du monde. Celui que la France affrontera samedi à 16h. Ça fait 40 ans que les deux pays ne se sont pas retrouvés face à face en Coupe du monde. Aude Villiers-Moriamé, vous êtes à Buenos Aires pour Europe 1. D’abord ils doivent être drôlement soulagés les Argentins, non ?

Ah oui c’est sûr ! après un match nul face à l’Islande, une humiliation contre la Croatie (3-0), les Argentins avaient bien mal démarré leur Mondial. Et ici, c’était vraiment la déprime ! Il faut comprendre qu’en Argentine, le foot c’est capital. Pendant les matches, les rues sont désertes, les commerces ferment ou alors installent une petite télé pour tout suivre en temps réel. Mais certains gardaient quand même espoir et faisaient des calculs délirants pour estimer que la qualification était encore possible.

Ça se fête, j’imagine ?

Oui on a ressorti les drapeaux. Hier, après la victoire contre le Nigeria, on aurait dit que l’Argentine avait déjà gagné la finale ! Et l’orgueil argentin est lui aussi reparti à la hausse. Sur internet, des centaines de tweets rappellent que la dernière rencontre lors un Mondial entre la France et l'Argentine a été gagnée par l’Albiceleste. Alors certes, c’était il y a 40 ans, du temps de Maradona. Mais aujourd’hui, les Argentins comptent sur Messi pour battre les Bleus ! Et les Argentins, voient déjà leur équipe repartir de Russie avec la coupe.

J’ai l’impression que c’est plus que du foot, non ?

Ah oui, parce que le pays ne va bien du tout par ailleurs. L’économie argentine est au plus mal, la valeur de la monnaie nationale, le peso, s’est effondrée ces derniers mois, le coût vie intenable pour les Argentins... Ce lundi, une grève générale a paralysé le pays. Le président Mauricio Macri est très contesté parce que face à cette crise, il a fait appel au FMI. Or ici, le Fond monétaire international, c’est la bête noire des Argentins, qui le jugent responsable de la terrible crise économique de 2001. Donc oui, le pays a bien besoin d’un remontant et sera tout entier devant la télé ce samedi pour soutenir ses joueurs.

En bref, en Chine, une mère est devenue célèbre pour son implication dans l’éducation de son fils.

A ce niveau-là, ça relève du cauchemar. Dai Jihua, c’est le nom de cette maman chinoise, a assisté à la quasi-totalité des cours de son fils collégien pendant trois ans ! Assise à côté de lui, elle prenait des notes pour l’inciter à être plus attentif et qu’il ait ainsi de meilleurs résultats scolaires.