La course à la présidence du Medef

SAISON 2017 - 2018
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Chaque matin, Emmanuel Duteil fait le point sur l'actualité économique.

L’économie avec la course à la présidence du Medef.

Ça va s’accélérer, le vote final est prévu le 3 juillet. Celundi, on devrait néanmoins avoir une petite idée des forces en présence. C’est en effet aujourd’hui le vote de ce que l’on appelle le conseil exécutif du Medef. C’est un peu le parlement du Medef qui regroupe notamment les patrons des principales fédérations. Ce vote n’est que consultatif mais va être très scruté.

Combien y a-t-il de candidats ?

Ils sont encore quatre candidats en lice, ils étaient neuf dont une femme seulement au démarrage.
Il y a Alexandre Saubot, dirigeant d’Haulotte, qui fait des nacelles élévatrices et qui est un habitué des cercles patronaux. Il était à la tête de la puissante fédération de l’industrie.
Il y a Geoffroy Roux de Bézieux, un serial entrepreneur. Il tente notamment de relancer en ce moment Olivier&Co une chaine de produits à base d’huile d’olive. Lui aussi connait par cœur le Medef.
Et deux patrons de Medef territoriaux. Patrick Martin dirige le Medef Auvergne-Rhone-Alpes. Olivier Klotz est à la tête du Medef Alsace.

Sait-on qui pourrait l’emporter ?

Sauf énorme surprise, ça devrait se jouer entre Alexandre Saubot et Geoffroy Roux de Bézieux. Ils ont récupéré le plus de soutiens. En effet, la plupart des fédérations annoncent leurs votes avant. Par exemple, la banque vote pour Saubot tandis que l’assurance vote Roux de Bézieux. Ça peut paraitre anecdotique mais dans le monde patronale, c’est un séisme. D’habitude, ces deux fédérations votent toujours pour le même candidat.
Y a-t-il de grosses différences entre les deux ?
Il y en a une, leur vision de ce que l’on appelle le paritarisme, c’est-à-dire la façon de négocier entre syndicats, État et patronat concernant les sujets importants comme les retraites. Même si Alexandre Saubot veut le renouveler et le moderniser. Il y croit fortement puisqu’il a dirigé le pôle social du Medef ces dernières années. Geoffroy Roux de Bézieux est beaucoup plus radical, il n’y croit plus. C’est donc bien deux visions qui s’opposent et chacun mène campagne. Ils vont dans chaque fédération, dans chaque Medef. Chacun a pris une agence de communication pour se faire aider, comme quoi le poste fait rêver.

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