Hermès entre au CAC 40

SAISON 2017 - 2018
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Chaque matin, Emmanuel Duteil fait le point sur l'actualité économique.

Hermès arrive au CAC 40.

C'est une petite révolution, surtout qu'Hermès va remplacer le cimentier Lafarge Holcim. Lafarge était pourtant coté au cac40 depuis la création de l'indice, il y a un peu plus de 30 ans. Le luxe qui remplace l'industrie, le signe du virage très fort de l'économie française. Hermès va retrouver au CAC 40 ses meilleurs ennemis LVMH la maison mère de Vuitton et Kering qui a dans son giron Gucci et Yves Saint Laurent. On pourrait même ajouter L'Oréal pour compléter ces valeurs du luxe à la française qui sont en pleine forme.

Qu'est ce qui explique l'arrivée d'Hermès au CAC 40 ?

Cette entrée vient saluer l'un des plus beaux parcours de ces dernières années en bourse. L'action a progressé de plus de 110% sur cinq ans. Une progression boursière qui s'explique par une réussite commerciale exceptionnelle. Hermès c'est aujourd'hui un groupe mondial dont les produits s'arrachent. En 10 ans, le chiffre d'affaire a été multiplié par trois. Un groupe familial fondé en 1837 aux valeurs très ancrées. L'image de marque est zénith. Au moins autant que la marge réalisée sur chaque vente. L'an dernier, Hermès réalisait même l'une des plus grosses marges de tout le secteur du luxe.

À quoi d'entrer au CAC 40 ils étaient déjà cotés en bourse ?

C'est une sorte de récompense. On retrouve au CAC40 les plus grosses entreprises françaises cotées en bourse, ça apporte donc de la visibilité notamment auprès des gros investisseurs internationaux. Ça peut donc être utile. En revanche, ce n'est pas toujours gage de succès pour le parcours boursier surtout pour les groupes comme Hermès qui entrent dans le saint des saints au moment où l'action est au plus haut. Être au CAC40 fait aussi que le groupe et ses performances sont beaucoup plus regardés, ce qui n'est pas toujours simple.

Pour celui qui en sort, ce n'est pas signe de grande santé ?

C'est clair, c'est une sorte de déclassement même. Lafarge-Holcim paie ses mauvaises performances. Ça ne va vraiment pas fort notamment depuis la fusion en 2015 entre Lafarge et le suisse Holcim. Alors qu'Hermès engrange les bénéfices, Lafarge était l'un des seuls du groupes du CAC40 à enregistrer l'an dernier des pertes. D'autres entreprises importantes ont quitté ces dernières années le CAC40. On peut citer par exemple EDF, ça avait été un petit choc quand la société avait été exclue. Être au CAC40 c'est en effet une question de prestige.

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