Ça vaut le détour - L'école du vin du Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux

SAISON 2016 - 2017 , modifié à
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Chaque jour, pendant l'été, Europe 1 vous fait découvrir un endroit caché sur la route de vos vacances.

Profiter de l’été pour apprendre. Et il y a des devoirs et des cours plus agréables que d’autres à suivre. A Bordeaux, l’école du vin du CIVB (Conseil Interprofessionnel des Vins de Bordeaux) propose des ateliers pour mieux appréhender le vignoble, son histoire, ses caractéristiques et aussi naturellement déguster le vin.

Il y a un vocabulaire, plus ou moins savant, il y a surtout des étapes à respecter. Il s’agit d’apprendre à apprécier et certainement pas à s’enivrer. Stéphane Place, vous êtes le correspondant d’Europe 1 dans le sud-ouest. Vous avez rejoint cette "salle de classe" un peu particulière, "la robe", "la cuisse", ou tout simplement ce que l’on perçoit et ce que l’on ressent. C’est ce qui est au programme de cette initiation.

Une salle de cours élégante où se retrouve une vingtaine de participants, pour cette initiation à la dégustation. Murs blancs, parquet clair, c’est au premier étage du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux (CIVB), au cœur de la ville, que se déroule cette séance de deux heures. Des cartes pour identifier les différentes appellations, les caractéristiques du sol, les cépages… Devant chaque élève, deux verres à pied, un petit évier pour recracher. Déguster est un art.

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"Retravailler ses sens." Sur son estrade, dans le rôle de la prof, c’est Isabelle Négrier qui officie aujourd’hui : "Là on n'est pas en train de boire, on déguste. On apprend justement à retravailler ses sens. On est très axé sur la vue mais on oublie notre odorat et notre goût. Souvent, nous avons des consommateurs qui viennent assister aux cours de dégustation, qui pensent ne pas être très à l'aise avec la dégustation : 'Je ne connais pas les vins, je ne sais pas déguster.' J'essaye de leur faire comprendre qu'ils ont tous ce potentiel-là. Ils suffit simplement de savoir mettre des mots sur ce qu'ils sentent et ce qu'ils ressentent."

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Décomplexer finalement ces amateurs ou novices. Des femmes, des hommes d’âges très différents qui, souvent, par manque de vocabulaire, de connaissances, n’osaient pas parler jusqu’à présent des sensations procurées par la dégustation d’un vin. "Quelques fois, quand on est avec des copains et qu'on dit que ce vin a telle arôme, on se la pète un peu je trouve. Comprendre un petit peu la complexité, par exemple sur le dernier Sauternes, c'est une question de savoir je crois", confie un visiteur.

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"Avoir cette banque de données d'arômes." "On a aussi pu connaître nos limites. On s'est rendu compte qu'on pouvait sentir et mettre des noms et ensuite goûter et ne pas réussir à mettre des noms. On apprend aussi que c'est un entraînement. Elle a dit aussi d'écraser du café ou une fraise et puis s'entraîner pour entraîner la mémoire, avoir cette banque de données d'arômes", raconte une autre.

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"La leçon, c'est que je ne vais toujours pas réussir à mettre des mots en face de mes sensations mais pour autant, ça me décomplexe. Si j'ai des copains qui me disent : 'Ce vin est complexe, il est charpenté.' Ce n'est pas grave. J'aime ou je n'aime pas, c'est ce que je retiendrai de cette leçon", explique un dernier "élève".

39 euros pour deux heures d'initiation. Ces deux heures d’initiation à la dégustation, ici au CIVB, coûtent 39 euros. L’école du vin de Bordeaux propose d’autres ateliers pour mieux accorder, par exemple, les mets et les vins que l’on consomme, bien sûr, avec modération.

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