Récente baisse des cours du brut : les pétroliers accusés de ne pas répercuter à la pompe

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L'édito économique d'Axel de Tarlé est une chronique de l'émission Trois heures d'info
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Chaque jour, Axel de Tarlé fait un point sur l'économie.

Les pétroliers sont accusés de ne pas répercuter la récente baisse des cours du pétrole à la pompe.
Ils étaient convoqués hier au ministère de l'Écologie.

Depuis le pic des cours début octobre, les cours du pétrole ont reflué de 20%. Ils sont redescendus à leur niveau d'avril dernier. Théoriquement, le carburant devrait donc revenir à son point d'avril dernier. Or ce n’est pas du tout le cas puisque le gazole est à 1,51 euros le litre. En avril dernier, il était à 1,40 euro.
D'où cette accusation, les pétroliers sont toujours prompts à répercuter la hausse des prix mais beaucoup plus lents à répercuter la baisse.

Axel de Tarlé a enquêté. Qu'en est-il ?

Axel de Tarlé prend la défense des grands méchants pétroliers.
D'abord, il y a un temps de latence entre le moment où le pétrole baisse sur le marché et le moment où les prix se répercutent à la pompe. Mais, surtout, le marché de l'essence est ultra concurrentiel. D'ailleurs, ce ne sont pas les pétroliers qui vendent de l'essence en France.
Question : où est-ce que vous faites votre plein ? Chez Carrefour, Leclerc, Auchan, Casino et Cie...
La grande distribution vend 61% des carburants en France et ils savent y faire pour assurer des prix bas. Carrefour et Leclerc font d’ailleurs en ce moment des promotions et vendent à prix coutant.

C'est donc un faux procès contre les stations de ne pas répercuter la baisse et de marger sur le dos des automobilistes.