Le consentement à l’impôt est en chute libre : trois quarts des Français estiment qu’ils sont perdants

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L'édito économique d'Axel de Tarlé est une chronique de l'émission Deux heures d'info
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Chaque jour, Axel de Tarlé fait un point sur l'économie.

Le consentement à l'impôt est en chute libre.

Le consentement à l’impôt est en chute libre, c’est ce que montre une grande enquête Ipsos, publiée dans Le Monde.

Le ras-le-bol fiscal a encore progressé en France depuis 2012.
Il faut dire que les prélèvements obligatoires (impôts et taxes) ont encore progressé, on est passé de 43,9% à 45,3%.
Aujourd'hui, 74% des Français estiment donc qu'ils sont perdants et qu'il contribuent davantage au système qu'ils ne bénéficient du système. On oublie l'école gratuite, l'hôpital ou les pompiers. D'où ce rejet et ce mouvement des "gilets jaunes".

Le gouvernement vient de baisser certains impôts comme la taxe d'habitation ou les cotisations salariales. Ça n'imprime pas comme on dit ?

La matière fiscale devient explosive.
La grande mesure du gouvernement, pourtant favorable au 20 millions de salariés, sur la suppression des cotisations salariales avec en compensation l’augmentation de la CGS est rejetée par une majorité de Français. Elle est soutenue par à peine 26% de la population car on ne retient que la hausse de la CSG, mais on oublie les cotisations salariales.
Autre exemple, la taxe sur les produits pétroliers est rejetée par 60% des Français.
La CSG et la taxe d'habitation sont également rejetées par six Français sur 10, même la TVA est contestée par près d'un Français sur deux.

Le non-consentement à l'impôt progresse donc à tel point qu’un Français sur deux environ (47%) approuve la décision de certains contribuables de "s'installer à l'étranger pour payer moins d'impôts".
On n'est pas loin de la jacquerie fiscale.