Jamais la France n'a compté autant de millionnaires !

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L'édito économique d'Axel de Tarlé est une chronique de l'émission Deux heures d'info
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Chaque jour, Axel de Tarlé fait un point sur l'économie.

Jamais la France n'a compté autant de millionnaires : + 11 % en 2016 !

Voilà qui tombe plutôt mal pour le gouvernement au moment où il supprime l'ISF, on apprend que jamais les riches ne se sont si bien portés !

Nous sommes devenus la 5e terre d'accueil dans le monde pour les riches, devant la Grande Bretagne, avec 580.000 millionnaires, l'équivalent d'une ville comme Lyon qui serait entièrement peuplée de millionnaires.

Mais pourtant hier, vous nous expliquiez qu'à cause de l'ISF les plus riches étaient partis ! Visiblement, certains sont restés !

Oui, en fait, il y a riche et super riche.
Or, d'abord, cette étude de cap Gemini recense dans le monde les millionnaires en dollar.
Donc, déjà, si vous convertissez un million de dollar, ça fait 850.000 euros.
Or, avec 850 000 euros, vous n'êtes pas soumis à l'ISF qui se déclenche à partir d'1,3 million d’euros.

Donc, on est là face à une population de gens riches mais dont beaucoup, malgré tout, sont en dessous de l'ISF et n'ont donc aucune raison de quitter la France.

Comment expliquer cette envolée de 11 % du nombre de millionnaires en France ? C'est bien la preuve que la France n'est pas une terre hostile pour les plus fortunés !

Cette poussée du nombre de millionnaires s'explique par la hausse de l'immobilier.
Parce qu'en France plus qu'ailleurs, surtout parmi les "petits" riches (ceux qui sont autour du million), la fortune est immobilière. Ce sont des gens qui ont deux ou trois appartements à Paris ou sur la Côte d'Azur.
Or, pour cette population rien ne change car l'ISF est supprimé pour tout sauf pour l'immobilier. L'ISF devient l'IFI, l'impôt sur la fortune immobilière.

C'est là, ou cette mesure est un peu perfide :
On fait les yeux doux aux super-riches, ceux qui sont partis et dont la fortune se chiffre en dizaines ou en centaine de millions d'euros, en espérant qu'ils reviennent. Mais en revanche pour les "petits" riches, ceux qui ont investi dans la pierre et qui sont restés en France, rien ne change.