Incidents à la SNCF: Guillaume Pepy est-il menacé?

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L'édito économique d'Axel de Tarlé est une chronique de l'émission Deux heures d'info
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Chaque jour, Daniel Fortin fait un point sur l'économie.

Sommes-nous à la veille d’une crise à la SNCF ? Les dirigeants sont convoqués le 8 janvier prochain par Elisabeth Borne, la ministre des Transports, ils devront s’expliquer sur les incidents à répétition qui ont paralysé les gares parisiennes

Oui Guillaume Pepy , le président devra se rendre en personne à la convocation, il sera accompagné de Patrick Jeantet le patron du réseau alors a priori il n’est pas question de destitution à ce stade mais plutôt d’un coup de semonce après la cascade de pannes électriques qui avaient bloqué des voyageurs à Paris Montparnasse et Paris Saint Lazare sans parler de la pagaille du week end de Noël à Austerlitz et Bercy

Mais à quoi servent ces convocations s’il n’y a pas de sanctions ?

Eh bien il faut montrer à l’opinion qu’on prend le problème à bras le corps mais derrière cette façade il ne faut pas se tromper le gouvernement sait bien que faire tomber des têtes ne résoudra rien, le mal de la SNCF est beaucoup plus profond, ce mal c’est le sous-investissement chronique depuis 30 ans, le groupe a tout misé sur le TGV plutôt que sur l’entretien de son réseau, résultat, parfois les équipements lâchent c’est ce qui s’est passé au lendemain de Noël à Saint Lazare où c’est une installation vieille de 40 ans qui a rendu l’âme, il faudra au moins dix ans pour rattraper le retard accumulé.

Mais ça veut dire que d’ici là aucune amélioration n’est possible ?

Ca risque même d’empirer notamment en Ile de France où seront concentrés l’essentiel des chantiers, c’est là que le trafic est le plus dense et le plus difficile à interrompre car ce sont des gens qui se rendent au travail, c’est pour cette raison que les travaux s’effectuent la nuit ou certains week-end , c’est un chantier titanesque et très coûteux pour une entreprise qui porte déjà une dette de 45 milliards d’euros.