Emmanuel Macron n’est pas près d’arrêter le nucléaire : un comité de pilotage doit se tenir ce jeudi

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Le monde bouge est une chronique de l'émission Europe Matin - 7h-9h
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Chaque matin, Axel de Tarlé décrypte l'une des actualités économiques marquantes du jour.

Encore des problèmes de soudure et des retards à prévoir sur le chantier nucléaire de Flamanville, la nouvelle centrale de troisième génération en construction dans La Manche.
Pourtant, malgré tous ces problèmes, Emmanuel Macron n’a pas l’intention de lâcher le nucléaire.

Lundi soir, Emmanuel Macron recevait les grands patrons de l'automobile mondiale à dîner à l'Élysée, il y avait les patrons de Renault, Mercedes, Toyota ou encore PSA. L’objectif était de les convaincre d’investir en France.
Objectif : Les convaincre d'investir en France.
Par deux fois, Axel de Tarlé qui était sur place a été frappé par le fait qu’Emmanuel Macron cite le nucléaire pour vanter la France.
Le premier argument a été de dire que la voiture électrique n'est propre que si l'électricité est propre. C'est le cas en France grâce au nucléaire, notre électricité ne rejette pas de C02.
Mais ce n'est pas le cas ailleurs comme en Allemagne ou en Chine où l'électricité est produite avec du charbon. On déplace donc la pollution, ce n'est pas la voiture qui pollue mais les centrales électriques.
Alors qu'en France, notre électricité émet zéro CO2. La France est donc le terrain de jeu idéal pour la voiture vraiment propre, selon Emmanuel Macron.
Le deuxième argument mis en avant en faveur du nucléaire, c’est le prix.
Grâce au nucléaire, nous avons l'une des électricités les moins chères d'Europe et ça le restera, a assuré Emmanuel Macron qui a promis que si l’on devait fermer des centrales, ce serait pour les remplacer par des énergies renouvelable à un prix inférieur ou égal.

Mais, il est bien question de fermer la centrale de Fessenheim en Alsace ?

Fessenheim fermera quand Flamanville (dans la Manche) ouvrira. Or, comme on le sait, Flamanville multiplie les retards avec des problèmes de soudure.
On verra pour la suite puisque le gouvernement doit détailler sa feuille de route à la fin du mois, mais on peut légitimement penser que la sortie du nucléaire se fera à pas lents.
D'ailleurs, François de Rugy, le ministre de l'Écologie, était présent à cette réunion des constructeurs automobiles.
Il sait donc à quoi s'en tenir.

On en saura plus à la fin du mois puisque François de Rugy doit présenter la PPE (la "Programmation Pluriannuelle de l'Énergie").