Champs-Élysées : l’image de la France dégradée lors de "l'acte 18" des Gilets jaunes

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Le monde bouge est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1 - Le 6h - 9h
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Chaque matin, Axel de Tarlé décrypte l'une des actualités économiques marquantes du jour.

Quelle est la facture économique de ces violences de samedi ? A-t-on une idée du coût des dégradations ?

La facture est de deux ordres.
D'abord, il y a les coûts visibles. Par exemple pour le cinéma le Marignan des Champs-Élysées avec 14 vitres à remplacer qui coûtent chacune 2.600 euros. Le calcul est simple, ça fait une facture de 36.000 euros.

Depuis le début du mouvement, la fédération des assurances chiffre à plus de de 170 millions d'euros le coût des dégradations sans compter la perte de chiffre d'affaires. Là, c'est plus difficile à évaluer.

Avec tous les ronds-points bloqués, Bruno Le Maire avait estimé que le mouvement des Gilets jaunes avait fait perdre 0,2 point de croissance pour le quatrième trimestre, soit une perte d'environ 500 millions d'euros.

Et puis, il y a le coût en terme d'image ! Ces violences dégradent l'image de Paris et de la France, ce qui n'est pas sans conséquence !

Même les joueurs du PSG s'en émeuvent. La star belge du PSG Thomas Meunier a d’ailleurs tweeté "'Pauvre France, aux yeux du monde".
Il y a une conséquence pour le tourisme bien sûr puisque les Champs-Élysées sont la vitrine de la France.

En décembre dernier après les premières violences, le nombre de touristes avait baissé de près de 10% à Paris. D'autant que ce sont les touristes les plus dépensiers, les Asiatiques, qui rechignent à venir.
Or le tourisme, c'est 60 milliards de recettes et donc une baisse de 5%, ça veut dire trois milliards d'euros en moins.

Et puis, il y a des conséquences sur l'image de luxe de la France alors que c'est notre premier poste à l'exportation, ça représente 50 milliards d'euros de recette.
Or qu’est-ce que le luxe ? Ça consiste à vendre du rêve ! On vend l'image de "la parisienne chic". C'est le ressort de la marque "L'Oréal Paris". Sauf que la parisienne chic se retrouve en guérilla urbaine tous les week-ends et ça fait moins rêver. On imagine que c'est compliqué pour l'Oréal en ce moment de communiquer sur le côté glamour de Paris.

Il y a donc une conséquence immédiate qui se chiffres en centaines de millions mais aussi des conséquences en terme d'image et là, on parle en milliards.