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SAISON 2015 - 2016, modifié à

Chaque matin, Pierre de Vilno fait le point sur les dernières innovations automobiles.

Pierre de Vilno a souhaité indirectement revenir sur son accident qui est dû essentiellement à l’état des routes en France.

Il était 14 heures et nous étions le 29 septembre dernier lorsque, lors d’un essai routier d’une moto Ducati, il a pris la bretelle d’accès au périphérique parisien à la Porte Maillot. Il faisait beau, pas de pluie, pas de chaussée glissante mais Pierre a roulé dans un nid de poule, un énorme nid de poule, qui après constat d’huissier s’est révélé très profond. Ce trou a été rebouché 15 jours après l'accident.

Mais cet exemple est en fait un infime échantillon de ce qui se passe en France, cinquième puissance mondiale, au niveau de ses infrastructures routières.

Y a-t-il beaucoup d’accidents comme celui de Pierre de Vilno ?

L’association 40 millions d’automobilistes a fait le calcul : 47% des accidents de la route sont liés à l’infrastructure routière. Soit près de la moitié. La situation est donc très grave !

En fait, là où les gouvernements successifs dépensent de plus en plus dans les radars, ils en oublient l’état des routes. Les budgets alloués à l’entretien de celles-ci sont en chute libre depuis plusieurs années. L’association 40 millions d’automobilistes estime que 25% de ces budgets sont supprimés chaque année, ce qui a conduit cette association à mettre en ligne une pétition qui s’appelle jaimalamaroute.com qui consiste également à signaler les points dangereux à travers toute la France.

Pierre de Vilno était en moto et cet accident l’a rendu à l’évidence : le nombre de trous, de rainurages, de nids de poule ne le fera plus jamais remonter sur un deux roues, même une moto taxi. Mais sur quatre roues, le danger est évidemment présent aussi : en cas de freinage, le nid de poule non seulement met fin au freinage, mais va faire dévier le véhicule voire le faire se soulever.

Ce Tout roule d’aujourd’hui est un cri d’alarme, une lettre ouverte à nos dirigeants : rétablissez un entretien parfait des routes.

D’autant que les péages veulent être de plus en plus chers. Il en va de nos vies, à nous tous... Pierre de Vilno en a personnellement fait les frais et il aurait pu avoir beaucoup moins de chance.