Festival de Cannes - Plaire, aimer et courir vite : le premier film français en compétition présenté ce jeudi

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    Le Journal de Cannes est une chronique de l'émission Europe matin
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    Chaque jour pendant le Festival, Mathieu Charrier nous fait vivre les meilleurs moments de Cannes.

     

    Le sommaire de ce jeudi 10 mai 2018 :

    - Il s'agit donc du film de Christophe Honoré : Plaire, aimer et courir vite. Il est porté par Pierre Deladonchamp et Vincent Lacoste que nous entendrons.

    - L'ouverture de la semaine de la critique, sélection parallèle, avec la projection de Wildlife, porté la star Carey Mulligan. Elle a répondu à nos questions.

    - Cannes versant politique également, avec le film Rafiki d'une jeune réalisatrice kényane menacée de prison lorsqu'elle rentrera dans son pays.

    - Et puis les indiscrétions, avec les prochains films dans lesquels on verra Édouard Baer et Léa Seydoux.

    La bande originale du film de Christophe Honoré, pour ouvrir ce journal. C'est le premier film français en compétition officiel à Cannes.

    Plaire, aimer et courir vite. Il raconte l'histoire d'amour entre un écrivain (Jacques joué par Pierre Deladonchamp) et Arthur, un jeune étudiant renais qui découvre son homosexualité (Vincent Lacoste). Nous sommes dans les années 90. Ils vont se rencontrer au hasard d'une salle de cinéma, se plaire, s'aimer et surtout devoir courir vite car Jacques est atteint du Sida et ses jours sont comptés. C'est un très beau long métrage, qui vous prend aux tripes. Les acteurs expliquent qu'ils ont vécu une vraie expérience sur le plateau de tournage, notamment lors des scènes de sexe, joliment et pudiquement filmées, entre Jacques et Pierre. Avec le réalisateur Christophe Honoré qui leur mimait pour les mettre à l'aise explique Pierre Deladonchamp.
    Voilà et bonne nouvelle, Plaire Aimer et Courir Vite sera présenté ce soir au festival mais il sort également aujourd'hui dans les salles françaises. Vous pouvez donc aller le découvrir et même nous dire ce que vous pensez.

    Plaire, aimer, et courir vite porté donc par Pierre Deladonchamp mais aussi par Vincent Lacoste, qui est devenu un habitué du festival de Cannes.

    Il est loin le temps des beaux gosses. Effectivement depuis cinq ans, Vincent Lacoste est là, tous les ans, pour présenter ses films. Mais c'est la première fois que l'acteur se retrouve en compétition officielle. Et pour cause Vincent Lacoste est né en 1993. Plaire aimer et courir vite, premier film français en compétition officielle. Avant la président des filles du soleil, d'Eva Husson, d'En Guerre de Stéphane Brizé et d'un Couteau dans le cœur de Yann Gonzalez.

    Justement la compétition, deux films ont été présentés ce mercredi soir.

    Le premier c'est Yommedine, du jeune égyptien Abdel Kader Shawky. L'histoire d'un lépreux qui perd sa vie et décide de traverser le pays accompagné d'un jeune garçon pour retrouver sa famille. C'est un film un peu naïf mais franchement touchant qui interroge aussi sur le regard que l'on porte sur la différence. Le lépreux est joué par un lépreux, un acteur non professionnel et il faut saluer sa performance.
    Le deuxième film découvert ce mercredi soir, c'est Leto, du russe Kirill Serebrennikov. Kirill Serebrennikov qui n'a pas pu venir ici à Cannes, car il est assigné à résidence par les autorités russes. Son film est une sorte de clip musical géant qui raconte comment au début des années 80 à Leningrad, alors que les disques de Lou Reed et David Bowie s'échangent sous le manteau, une scène rock essaie d'émerger, notamment grâce au jeune Viktos Tsoi. Un film plein d'espoir et qui trouve des résonnances aujourd'hui.

    Un festival de Cannes toujours très politique. D'ailleurs, une autre réalisatrice est menacée dans son pays. C'est la kényane Wanuri Kahiu ?

    Qui a signé le très beau Rafiki, présenté ici dans la sélection un certain regard. Une histoire d'amour entre deux femmes ce qui ne plait pas du tout aux autorités kényanes, qui ont censuré le film et menacé la réalisatrice qui tient bon. Elle est là sur la croisette pour défendre son film.
    Voilà Rafiki qui n'a pas encore de date de sortie en France. Autre cinéaste assigné à résidence, c'est l'iranien Jafar Panahi, dont on découvrira le nouveau film samedi prochain, en compétition officielle.

    Et puis dans la "semaine de la critique", une sélection parallèle. Coup de cœur pour le film Wild Life, présenté ce mercredi.

    Film d'ouverture de cette sélection et premier film en tant que réalisateur de Paul Dano. Vous l'avez peut être vu en tant qu'acteur dans Little Miss Sunshine, There Will Be Blood, ou Twelve Years a Slave (2013).
    Alors là, dans Wild life, il raconte l'histoire d'une famille américaine, papa, maman, fiston, dans les années 60. Papa part combattre un incendie aux portes de la ville sauf que ce feu et ce départ va aussi consumer la cellule familiale. Dans le rôle de la mère, Carey Mulligan aperçue pour sa part dans Gatsby ou Drive.
    Wildlife qui est vraiment un bon moment de cinéma, il sortira dans nos salles à la fin de l'année.

    On termine avec les indiscrétions :

    Léa Seydoux (membre du jury) va tourner dès la rentrée prochaine dans Horse Boy, un film d'Ari Folman qui avait notamment fait Valse Avec Bachir. Horse Boy raconte l'histoire d'Emily et Jonathan dont la vie est régie par leur fils autiste ce qui leur complique le quotidien. Jusqu'à ce qu'ils découvrent que leur fils est apaisé au contact des chevaux. Ils partent alors dans une chevauchée à travers les plaines de Mongolie. Léa Seydoux jouera donc la maman.
    Vous avez aimé Édouard Baer en maître de cérémonie ? On va le revoir dans les prochains mois au cinéma puisque il est dans quatre films qui vont sortir. Notamment chez Emmanuel Mouret, à la rentrée avec Cécile de France, puis dans un autre long métrage avec Leila Bekhti, enfin Édouard Baer donnera la réplique à Benoit Poelvoorde.
    Le journal de Cannes tous les matins à 9h03 sur Europe 1, avec Mathieu Charrier, accompagné de Théo Maneval et Laurent Pelé pour la technique.