À la Une : "on sait où chercher la vie extraterrestre !"

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La revue de presse est une chronique de l'émission Deux heures d'info
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Chaque jour, Marion Lagardère scrute la presse papier et décrypte l'actualité.

Et d’abord, cette grande nouvelle : "on sait où chercher la vie extraterrestre !"

C’est le titre en couverture de Sciences & Vie. Car après des années passées à scanner le ciel, à répertorier les 3.767 exoplanètes découvertes depuis 1995, un groupe d’astrophysiciens a établi la liste des candidates sur lesquelles se niche potentiellement la vie : elles ne sont que six, et elles seules réunissent les trois critères décisifs : être des planètes rocheuses, comme notre Terre, être à bonne distance de leur étoile, pour avoir une température ni trop chaude ni trop froide, et enfin, être assez proche de nous pour qu’on puisse les observer. "Ainsi peut commencer, écrit le journal, la phase de recherche de la vie ailleurs". Sciences & Vie qui se projette et pose aussi la question de savoir ce qu’il se passerait si l’on captait un signe de vie extraterrestre : "La nouvelle serait-elle rendue publique ? Oui, affirme le magazine. Saura-t-on à quoi ressemble cette vie ? Là c’est plus compliqué, sauf à pouvoir aller sur place. Justement "Peut-on aller sur place ?". Vu que la première exoplanète, Proxima B, se situe à quatre années lumières, ce qui correspond, d’après Sciences & Vie, à 3.000 ans de voyage en fusée nucléaire, c’est pas gagné. Autant dire qu’avant de voir quelque chose bouger, on a largement le temps d’essayer de sauver notre propre habitat, à nous pauvres terriens. Mais quoi qu’il en soit, c’est passionnant et c’est à lire dans Sciences & Vie.

En attendant, dans la presse ce matin, que se passe-t-il sur Terre ?

Des choses très plurielles, très diverses.
Le Figaro s’intéresse ce matin au "vrai visage des djihadistes", avec la publication d’un rapport du Centre d’Analyse du terrorisme : en bref, des hommes, jeunes, et pour beaucoup sans antécédents judiciaires. Le Parisien lui, fait sa Une sur les comptes de campagne de Marine Le Pen et "ses petits arrangements" : on en parlait à 8h, "des comptes validés par la commission, précise le journal, mais retoqué de plus de 870.000 euros, c’est la plus grosse rectification pour tous les candidats en lice l’an passé". Et puis l’Equipe affiche en Une la joie des footballeuses de l’Olympique Lyonnais, qui ont remporté hier leur 5e titre en Ligue des Champions, le troisième d’affilée, un record "historique", titre également et évidemment Le Progrès de Lyon. Enfin, plusieurs dossiers sur référendum en Irlande : pour ou contre la légalisation de l’avortement. Reportages dans Le Monde, Libération, l’Humanité, ou encore dans la Croix autour du droit à disposer de son corps, autour de la liberté et de la vie.

Et puis, dans le dernier numéro de Capital, eux ont décidé de changer de vie, dossier sur ces hauts cadres qui ont troqué leur costume contre un tablier.

L’article s’intitule "le CAP, voie royale pour une nouvelle vie", Capital a fait poser six cadres pour deux photos distinctes : eux, avant, dans leurs costumes d’hier, et eux, après, dans leur bleu de travail. Sur la première, autant le dire, ils font tous la gueule, alors que sur la seconde, c’est "grand sourire". On a donc un responsable marketing devenu boulanger qui pose avec ses miches de pain, un autre avec les tomes de fromages de sa fromagerie, une tapissière ou encore un charcutier qui a lâché les boutons de manchettes pour un couteau de boucher. Et à en croire Capital, les bac + 5 qui s’inscrive en CAP sont de plus en plus nombreux. 12% des créateurs de sociétés artisanales sont des cadres reconvertis. "Certes, je gagne beaucoup moins qu’avant, explique Cédric, boulanger à Paris, mais avec les années mon fonds de commerces se valorise", et surtout, écrit le magazine, tous le disent, malgré les difficultés, les difficultés de financements, et autres obstacles inattendus, ils sont en phase avec eux-mêmes". Revue des difficultés et réjouissances du changement de vie professionnelle, à lire dans Capital.
Et puis, puisqu’on parle reconversion, cette info inattendue dans le Parisien : "Gaël Monfils : profession, trader". "L’ex-numéro 1 du tennis français est un observateur avisé du monde de la finance, écrit Eric Bruna, il aime bien tout ce qui est bourse, crypto-monnaie". "La finance, explique Monfils, j’en suis passionné, je suis des cours et j’ai eu la chance de faire un stage dans une banque. Et puis, j’exerce un métier où on gagne de l’argent, 12 millions en quelques années de carrière, donc c’est important de savoir quoi faire avec". Suivent quelques conseils du style "un sou est un sou", ou encore "le risque zéro n’existe pas". Bon "Et le tennis dans tout ça ?", lui demande enfin le Parisien. "Le tennis, c’est compliqué, répond-il, je n’ai pas d’exigence sur ce Roland Garros, si je gagne un ou deux match ce sera déjà fantastique". Autrement dit, foi de futur tradeur, cette année, ne pariez pas sur Gaël Monfils.

Enfin, on a commencé en regardant vers l’espace. Et on termine en parlant du sol terrestre avec un astrophysicien : interview d’Hubert Reeves, c’est dans la revue We Demain.

Spécialiste reconnu de l’infiniment grand qui lance l’alerte concernant une forme de vie toutes petites. Minuscule mais oh combien extraordinaire : une bête qui a quatre cœurs mais aucune pattes, et dont le nombre d’individu représente 60 à 80% de la biomasse animale terrestre.
Les lombrics, évidemment. Parce qu’il n’y a pas que les abeilles, les insectes et les oiseaux : "Il faut sauver les vers de terre !", prévient Hubert Reeves, "c’est devenu un enjeu crucial".
Pourquoi ? Parce qu’en creusant des galeries, ils labourent, aèrent, broient les déchets organiques et donc fertilisent les sols. Or, l’agriculture intensive les met en danger : "sur certaines exploitations, écrit We Demain, les chercheurs ont pu constater la disparition quasi-totale des populations lombriciennes". "C’est une catastrophe, poursuit Hubert Reeves, ça pose la question de savoir ce qu’on va manger dans 50 ans si l’on continue à malmener les sols.
Et ce n’est pas de l’étude des astres mais de l’étude de la Terre qu’il faut tirer les leçons des crises se sont déjà produites par le passé, conclue-t-il, elles nous apprennent que si nous ne sommes pas capable de nous adapter nous disparaitrons". C’est à lire dans We Demain, pour en savoir plus vous pouvez aussi écouter "c’est arrivé demain", dimanche sur Europe 1 puisqu’Hubert Reeves sera l’invité de David Abiker. Et puis jetez quand même un œil à Science & Vie et aux paysages des six exoplanètes imaginés par des artistes. Parce que c’est aussi en les regardant qu’on réalise la beauté, la luxuriance, le caractère exceptionnel de notre planète Terre et de ses lombrics évidemment.