À la Une : François Hollande multiplie les bains de foule pendant ses vacances

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La revue de presse est une chronique de l'émission Trois heures d'info
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Chaque jour du mois d'août, Alice Darfeuille scrute la presse papier et décrypte l'actualité.

On commence avec des nouvelles d’un ancien président qui, visiblement, profite de ces vacances.

Il apparait souriant, le teint halé, détendu, tout de même vêtu de son costume cravate. C’est visiblement une question de principe.
Il a un stylo en main et face à lui une file de personnes venues pour une dédicace !

Depuis la sortie de son livre "Les leçons du Pouvoir", François Hollande multiplie visiblement les bains de foule.

C’est ce que nous raconte le Parisien Aujourd'hui en France qui s’intéresse surtout à mettre en avant le décalage entre les vacances d’Emmanuel Macron, resté pour l’instant très discret dans sa résidence d’été du fort de Brégançon et celles de l’ancien chef d’État qui lui en profite et surtout ne s’en cache pas.
Le décalage est étonnant, s’amuse Roger, un lillois en vacances dans un camping de la région. J’ai vu un ancien président souriant et tout bronzé et à la télé le président actuel Emmanuel Macron tout pâle qui rentrait dans sa propriété en voiture sans s’arrêter.
Chez les touristes en vacances dans ce coin, un sentiment domine, nous raconte la correspondante du Parisien dans le Var : Le président ne se montre passe assez et son prédécesseur beaucoup trop.

Mais visiblement sa joie est communicative puisque la nouvelle vie de François Hollande intéresse aussi le journal le Monde.

L’ancien président n’a pas repris son scooter. Il ne conduit pas non plus sa voiture, mise à disposition par le ministère de l’intérieur. Mais il prend "plus facilement" le train. À l’automne, il a acheté une maison dans une ruelle pavée très recherchée du 20e arrondissement de Paris. Il lui arrive de faire lui-même ses courses, parfois même le marché.
C’est la journaliste Solenne De Royer qui signe ce papier, dernier numéro de cette série estivale intitulée : Président la vie d’Après.
On y apprend notamment et sans surprise qu’Emmanuel Macron et François HollandeE entretiennent désormais des relations exécrables, ils ne se sont jamais revus en tête à tête raconte la journaliste.
En revanche, Hollande retrouve régulièrement Sarkozy, lié au même statut "d’ex" que lui, et au côté duquel il est condamné pour l’éternité à être placé, lors des cérémonies officielles.
Ce qui donne parfois lieu à des échanges complices ajoute la journaliste avec cette anecdote, que l’on imagine sans difficulté :
Lors des obsèques de Johnny Hallyday, à la Madeleine, Sarkozy se penche ainsi vers Hollande : "Tiens, voilà ton ministre qui arrive !
− De qui parles-tu ?, s’étonne Hollande.
− Eh bien, de ton ministre Emmanuel, voyons !", pouffe Sarkozy au moment où Macron fait son entrée dans l’église.

Lui aussi commence une nouvelle vie : c’est Alexandre Benalla.

Alors que la plupart de vos quotidiens ne parlent quasiment plus de l’affaire ce matin si ce n’est pour évoquer ses conséquences et la réorganisation potentielle qui se profile à l’Élysée pour marquer le coup, il y a en parallèle cette information à la une du site du magazine Gala.
Remercié de l’Élysée, on y apprend que l’ancien bras droit du président aurait déjà retrouvé du travail dans un univers pour le moins étonnant, aux antipodes de la présidence de la république, raconte la journaliste.

C’est vrai qu’on est très loin de la politique.

C’est pour l'animatrice et ex-candidate de télé-réalité Ayem Nour qu’Alexandre Benalla travaillerait désormais. Alexandre Benalla accompagnerait la starlette et son fils dans tous leurs déplacements, et auraient été aperçus le 30 juillet à l’aéroport du Bourget en direction de Marrakech. L’information n’a pas été confirmée par le principal intéressé.

La presse s’intéresse aussi beaucoup ce matin à l’entrée en vigueur de la première salve des sanctions américaines contre l’Iran.

Première salve après le retrait des États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien et dont le deuxième volet, le plus important, sur le pétrole, est attendu au mois de Novembre.

C’est le Figaro qui traite le mieux ce matin du climat qui règne en Iran alors que ces mesures prennent effet aujourd’hui.

Georges Malbrunot, son envoyé spécial à Téhéran, s’est rendu pendant plusieurs jours dans les allées du bazar du sud de la capitale iranienne.
Pour nous parler avant tout des effets psychologiques de ces sanctions sur la population.
Dans cet article, Abdolfaz Safati témoigne : Il a monté une société de luminaires qui jusqu’ici marchait très bien, une société florissante mais depuis la décision des États-Unis. Ses banques à l’étranger refusent de financer ses achats et la banque centrale ne fournit plus de dollars aux importateurs locaux. Il lui reste deux à trois semaines de stock.
Jeunes, anonymes, industriels, George Malbrunot a recueilli toute une série de témoignages et le journaliste nous livre aussi ce sentiment.
Une réaction ne lasse pas de surprendre. En Iran, de nombreux iraniens interrogés approuvent les pressions de Donald Trump.
Une réponse revient souvent : lui au moins pense aux intérêts de son peuple. Ici ce n’est pas le cas- ils ne pensent qu’à leurs intérêts pour conserver le pouvoir.
La grogne monte en Iran notamment contre le pouvoir en place. Et si une fois de plus l’option radicale choisie par Donald Trump se révélait payante?

Enfin du sport. On a parlé de gymnastique et d’athlétisme dans nos journaux, Alice Darfeuille a appris l’existence d’une discipline en préparant sa Revue de presse.

Grâce au Télégramme, elle a découvert qu’il y existait un championnat du monde de "cracher de bigorneaux".
Le but est simple : glisser le bigorneau dans sa bouche et le cracher le plus loin possible.
C’est très sérieux. Ce championnat a lieu chaque été dans le Finistère à Sibiril au début du mois d'août.
Et le Télégramme nous raconte que malheureusement hier lors de cette édition 2018 malgré la forte affluence et bien le record mondial n’a pas été battu. Il était établit à un peu plus de 11 mètres chez les hommes et 5,89 mètres pour le record féminin.
Les mauvaises distances réalisées, nous explique le journaliste, sont sûrement dues à un vent contraire soufflant du Nord-est. Mais, l’essentiel a été préservé, une bonne ambiance de franche rigolade qui régnait sur le petit port léonard, noir de monde.